vendredi, août 12

RDC : le recensement n’est pas une priorité pour organiser les élections en 2023

Depuis quelques jours, la question sur l’organisation du scrutin de 2023 divise la classe politique en RDC.

Tout a monté aux enchères, lorsque l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti politique du président Félix Tshisekedi, a jugé d’indispensable et incontournable, l’organisation du recensement avant le scrutin.

Cette opinion continue à diviser la classe politique congolaise et les avis sont toujours différents même dans le chef des nos politiques dans la capitale Kinshasa et dans l’intérieur du pays.

En ville de Beni au Nord-Kivu, les uns saluent cette proposition, les autres parlent d’une idée visant à retarder les élections de 2023 et prolonger le mandat du chef de l’Etat.

Pour Charles Kasereka Kalwaghe, ancien Ministre provincial de l’Intérieur, et de l’Éducation- Travail et Prévoyance Sociale ainsi que député au Nord-Kivu, l’histoire de la RDC s’est toujours répétée et les congolais ne tirent pas les leçons du passé.

Il se réfère au régime de l’ancien chef président de ce pays, Joseph Kabila Kabange qui avait préconisé l’organisation du recensement à une période « suspecte »[proche de l’organisation des élections], ce qui a été même à la base de la création de l’Office nationale d’identification de la population (ONIP) et la nomination de certains acteurs pour mener cette opération, mais qui n’avait pas abouti suite à la contestation des politiques.

Pour cet analyste politique, cette proposition arrive à une période proche des élections alors que le recensement risquera à retarder le scrutin de 2023 pour des raisons bien fondées à savoir: la maladie à Coronavirus et l’insécurité, surtout à l’Est de la RDC.

Il veut que les moyens soient rationalisés pour faire face aux grands défis sanitaires et sécuritaires.

À l’encroire, les fonds [300 000 000 de dollars américains] à alouer au recensement en RDC doit plutôt être versés dans les autres secteurs prioritaires, comme la défense, pour la prise en charge et l’amélioration des conditions de vie des militaires engagés dans des combats à l’Est.

Charles Kasereka Kalwaghe estime que le recensement de la population ne pas une priorité en RDC et doit être renvoyé au début de la législature prochaine.

« Je n’ai pas vu un président qui n’a pas tenté de glisser dans ce pays »

Charles Kasereka Kalwaghe, pense que l’idée de débuter par le recensement avant l’organisation des élections est un moyen facile de pour le président Félix Tshisekedi de prolonger son mandat au delà de 2023.

Pour lui, ça sera regrettable pour le président actuel de »glisser ». Il pense que cette manière deshonore la mémoire de son père Étienne Tshisekedi, qui a milité avec son parti politique UDPS pour la démocratie.

Et de préciser que Félix Tshisekedi doit être modèle de son père en organisant des « bonnes élections », jamais connues en RDC.

Il regrette que bien que Félix Tshisekedi peut avoir la volonté d’organiser des élections en 2023, ses conseillés, ayant travaillé dans les différents régimes passés, pourront l’induire en erreur, ce qui pourra encore plonger le pays dans le chaos.

Delphin Mupanda

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