mercredi, juillet 17

Forum africain sur les statistiques de genre : les experts en genre optent pour les investissements pour financer la production de données sur le genre en vue d’améliorer la vie des femmes

Les décideurs politiques, les experts en genre et les acteurs du développement convergent vers un appel urgent à une collaboration accrue et à des investissements ciblés pour financer la production et l’utilisation de données sur le genre en vue d’améliorer la vie des femmes et des filles en Afrique.

Réunis à Gaberone, au Botswana, pour le Forum Africain sur les statistiques de genre 2024 (AGSF24), des hauts responsables du secteur public et de la société civile de près de 40 pays du continent se sont engagés à évaluer les progrès réalisés en matière de genre dans le cadre de la Déclaration d’Addis-Abeba sur la population et le développement, du Programme d’action d’Addis-Abeba et du 3eme programme Africain sur les statistiques sexospécifiques.

Sous le thème inspirant « Regrouper ensemble les statistiques de genre : financer les chiffres qui font que les femmes et les filles comptent », l’AGSF24 s’aligne sur l’appel de la Journée Internationale de la Femme 2024 : Investir dans les femmes, accélérer le progrès.

William Muhwava, chef de la section des statistiques démographiques et sociales au nom d’Oliver Chinganya, directeur du Centre Africain de statistique de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), a souligné que le déficit de financement annuel pour les objectifs de développement durable (ODD) s’élève à 1,3 billion de dollars. Il a ajouté que l’Afrique nécessite au moins 800 millions de dollars supplémentaires par an pour atteindre les ODD, montrant le défi persistant de l’égalité des sexes, qui, au rythme actuel, ne serait atteint qu’en 2094.

Malgré une augmentation de l’aide au développement en faveur de l’égalité des sexes depuis 2015, le financement dédié aux données et statistiques sur le genre a chuté de près de la moitié par rapport aux moyennes de 2019, soulignant l’urgence d’une action concertée pour combler ces lacunes et accélérer les progrès vers l’égalité des sexes en Afrique.

Pascal Nduyiri

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