vendredi, mai 20

Beni : voici les causes majeures de la fraude de cacao et café

La porosité des frontières, la corruption, la multiplicité de taxes et l’insécurité sont des causes majeures de la fraude de cacao et café enregistrée au niveau des frontières reliant la République démocratique du Congo et d’autres pays.

Révélation faite vendredi 01 avril 2022 à Beni au Nord-Kivu lors d’un café de presse animé par l’Association des Exportateurs du cacao, du café et d’autres produits agricoles section Grand Nord.

Devant les journalistes de Beni, représentants de la jeunesse en ville et territoire de Beni, aux côtés de quelques planteurs de cacao et du café, Jérome Kambale Manzekele, point focal des Exportateurs de Cacao et du café au grand Nord-Kivu est revenu sur les causes majeures qui favorisent la fraude de ces produits agricoles.

« La porosité de nos frontières, la corruption, multiplicité des taxes, la commission banquaire de retrait de devises lors de rapatriement, l’impôt forfaitaire sur le bénéfice, le prélèvement de l’ONAPAC sur le café, l’insécurité dans la région, le blocage des exportations officielles suite aux litiges entre l’ONAPAC et les exportateurs du café et cacao, sont les éléments qui favorisent la fraude du Café et Cacao en République Démocratique du Congo”, souligne Jérome Manzekele.

Cette situation impacte négativement sur l’économie du pays poursuit-il.

« La fiscalité et la para-fiscalité de notre pays est trop élevé. Ceci poussent aux organismes internationaux et tous les autres intervenants dans l’achat de ces produits d’aller coopérer plutôt avec d’autres pays où ils trouvent bénéfices. En conséquence, il y a risque de licenciement massif du personnel quand on a plus des produits à traiter, réduction du chiffre d’affaires, d’emploi, des taxes des entreprises qui sont dans la chaîne de valeur.« 

Pour palier à cette situation, l’Association des Exportateurs du cacao et du café ASSECAF, section Grand Nord Kivu propose comme pistes de solutions, la réduction de taux de commission de retrait des devises, la restructuration de L’ONAPAC pour plus d’efficacité dans l’encadrement des agriculteurs et l’intégration de son budget de fonctionnement dans le budget de l’État au ministère de l’agriculture, l’identification et l’enregistrement des planteurs de cacao et du café, l’interdiction de l’achat de café et cacao à toute personne n’ayant pas la carte des planteurs enregistrés, l’interdiction de sortie des produits vers les pays limitrophes pendant l’insécurité.

Rappelons que depuis le 10 mars 2022, un important stock de café et cacao reste bloqué à Beni .

Moise MADUSU

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1 Comment

  • Jackson Maliyawatu

    Le gouvernement ne joue pas son rôle de faciliter, protéger les sociétés qui ont qualité. Animé par l’intérêt privé d’où la corruption.

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