jeudi, août 11

Répression violente des manifestations à Beni : La comparution du commandant de la police réclamée par la jeunesse

La ville de Beni au Nord-Kivu a été le théâtre des manifestations toute la semaine de lundi 5 à samedi 10 avril 2021. Il s’agit des manifestations qui rendre dans le cadre de réclamer le départ de la Mission de l’organisation des nations unies en RDC (Monusco), décrétées par les groupes de pression et mouvements citoyens ainsi que certaines autres organisations de la société civile.

Les manifestations étaient parfois violemment réprimées par les forces de l’ordre et de sécurité, à savoir : les Fardc qui renforçaient la police pour tenter de contenir les manifestants.

Si une femme est morte, tiré à belle réelle par un militaire, plusieurs autres manifestants ont été blessés au côtés de plusieurs dizaines d’autres arrêtés. Les victimes étaient tabassés et leurs biens, comme téléphones portables et argents extorqués par les forces de l’ordre. Ils ont également dispersés les manifestants non armés, par des balles réelles, ce que certains analystes qualifient «d’usage disproportionné de force».

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Nzanzu Kasivita Carly a appeller vendredi les forces de l’ordre au professionnalisme et à la discipline. Les 4 coordination de la société civile du grand Nord, à savoir la société civile de la ville et du territoire de Beni, de la ville de Butembo et du territoire de Lubero a dénoncé les mêmes dérapages et appelé les autorités de s’y impliquer.

Le samedi 10 avril, le conseil urbain de la jeunesse de Beni a exiger la démission du commandant de la police en ville de Beni, Colonel François Kabeya Makosa et d’être déférés devant la justice pour les dérapages et les violations des droits de l’homme dans lesquels se sont baignés ses hommes dans la répression des manifestations.

Toute fois, plusieurs dérapages ont été deplorés aussi dans le rang des manifestants. Il s’agit des casses des biens privés et publics ou des jets des projectiles. Ils ont barricadaient aussi des avenues, empêchant les autres de vaquer à leurs activités. Certains s’attaquent mêmes à des écoles pour paralyser les cours.

Les mêmes situations ont été deplorées dans des manifestations en territoire de Beni et dans la ville de Butembo, pour decrier l’insécurité à grande échelle et exiger le départ de la Monusco, qualifiée d’inactive face aux violences du groupe armé de forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni.

Delphin Mupanda

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