vendredi, avril 12

Beni : “Refuser aux femmes l’accès à l’avortement sécurisé, c’est violer leur droit” (Me Moustapha Kwamy)

Les Femmes devenues enceintes à la suite d’un viol, d’un inceste ou d’une agression sexuelle ont le droit de se faire assister par les médecins légistes qualifiés pour se faire avorter dans les conditions prévues par la loi, a dit maître Chirac Moustapha Kwamy défenseur judiciaire et Agent humanitaire opérationnel en ville de Beni, province du Nord-Kivu dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Dans l’interprétation de l’article 14 du protocole de Maputo, il a révélé que l’avortement sécurisé est bien autorisé par cet instrument International qui fixe les conditions d’accès à cet avortement notamment en cas de viol, d’inceste ou d’agression sexuelle ou encore si la grossesse expose la santé de la femme, l’embryon peut être expulsé grâce à une intervention des trois médecins reconnus et dans une structure sanitaire certifiée.

Refuser une femme à l’accès aux services d’avortement médicalisés dans les treize (13) mois de la grossesse, c’est violer ses droits, à démontré mardi 29 novembre 2022 maître Chirac Moustapha Kwamy devant les prestataires de santé, journalistes amis du genre et acteurs communautaires de la ville de Beni.

Monsieur Baraka Vihamba facilitateur de la division genre famille et enfant ville de Beni a pour sa part encouragé l’usage des produits mifeprostone et misoprostole par les agents de santé qui doivent être vigilants pour ne pas autoriser les avortements criminels non autorisés par la législation.

Pour le bien être de la femme, les avortements sont désormais autorisés mais à plusieures conditions à apprécier par les médecins, explique le protocole de Maputo, un instrument International accepté par la République démocratique du Congo.

Kawa Ngoy Érick

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1 Comment

  • Cet embryon, appelé à être expulsé puisque issue d’un viol ou de l’inceste, a aussi droit à la vie.

    Je rappelle à Me Chirac que la Convention Relative aux Droits de l’Enfant qui est aussi un instrument international dit que l’enfant a droit à la vie et à la protection. Et sa protection commence avant même la conception.

    Autre chose, il ne suffit pas seulement d’aider la femme a avorter, il faut se poser la question sur l’état de santé mentale de la femme et des médecins impliqués dans l’acte. Elle avorte aujourd’hui mais les remords restent durant toute sa vie. Ils (les médecins) participent à l’avortement aujourd’hui, mais la culpabilité reste …

    Je suis médecin qualifié et défenseur de droit de l’enfant, je ne soutien pas l’application de ce protocole dans notre pays.

    Si les promoteurs de cette loi veulent vraiment aider la femme congolaise, qu’ils rétablissent la sécurité pour réduire les cas de viol et qu’ils orientent leurs actions dans le sens à décourager l’inceste.

    La vie est sacré même s’il s’agit d’un embryon de moins de 13 semaines.

    J’ai dit !

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