samedi, mai 25

Guerre du M23 au Nord-Kivu : le SYNEEPP appelle le gouvernement à prendre des dispositions pour la rentrée scolaire prochaine dans les zones touchées

Le Syndicat National des Enseignants des Ecoles Primaires Publiques, SYNEEPP en sigle en province du Nord-Kivu émet son inquiétude par rapport à l’entrée scolaire prochaine dans les zones touchées par la guerre du M23 notamment dans les territoires de Rutshuru et Masisi, dans l’Est de la RDC.

Dans une interview exclusive accordée notre correspondant, Sophie Valinandi, son porte-parole regrette de constater que l’année en cours soit une année blanche pour les élèves de ces entités précitées, avant de souligner également la non matérialisation des promesses du gouvernement Congolais tenues à Mbwela pour l’amélioration de conditions de vie des professionnels de la craie.

Elle estime que, la rentrée scolaire risque de ne pas avoir lieu non seulement dans les zones sous contrôle des combattants du M23 mais aussi sur l’ensemble du pays, si le gouvernement Congolais ne prennait pas ses responsabilités en mains.

« La situation pour nos enfants de Rutshuru et toutes les parties occupées par les rebelles du M23, est encore compliquée, parce qu’ils n’ont même pas étudié, donc c’est une année perdue, une année blanche pour eux. Ils ne pouvaient pas étudier sous le contrôle des combattants. Nous sommes entrain de regretter de voir comment le gouvernement semble rester silencieux, sans rien faire. Nous avons peur de voir que, ces enfants risquent de perdre encore une fois l’année prochaine, d’autant plus que, même ceux-là qui sont entrain d’étudier, nous ne savons pas s’il y aura ouverture de l’année scolaire, car les conditions dans lesquelles les enseignants sont entrain de travailler ne projettent pas l’ouverture de l’année scolaire », a indiqué Sophie Valinandi, porte-parole du Syndicat National des Enseignants des Ecoles Primaires Publiques, SYNEEPP au Nord-Kivu.

Pour sauver la situation, notre interlocutrice demande au gouvernement de la République Démocratique du Congo de restaurer la paix et la sécurité dans cette partie de la province du Nord-Kivu, afin de permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école. Il sied de noter que, depuis la résurgence de la guerre du M23, des milliers de personnes ont fui leurs milieux respectives, vers les endroits qu’ils ont jugés mieux sécurisés.

Si quelques uns ont commencé à regagner leurs milieux, d’autres continuent à vivre dans des camps de déplacés, notamment à Kanyaruchinya, Bulengo, Don Bosco, Bassin du Congo et ailleurs. Suite à cette situation, plusieurs enfants ont été obligés d’arrêter les cours. Ce qui impacte négativement sur l’éducation de cette catégorie de personnes, d’après les observateurs.

Jocel Biryeka, depuis Goma

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