dimanche, août 14

Beni : les déplacés de guerre hébergés à Kasindi attendent du chef de l’État de ramener la paix dans la région pour leur permettre de regagner leurs terres

Malgré leur tête-à-tête raté avec le chef de l’Etat congolais lors de son passage à Kasindi, le comité de déplacés de guerre hébergés à Kasindi continue de plaider pour le retour de la paix dans la région afin de faciliter leur retour dans leurs milieux d’origine.

Il s’agit des plusieurs centaines de familles de déplacés de guerres qui sont hébergés dans des familles d’accueil au poste frontalier de Kasindi, dans le secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni, au Nord-Kivu. Ceux-ci attendent le rétablissement de la paix pour regagner leurs milieux d’origine et recommencer tout à zéro sur leurs terres. Ils allaient signifier cela au chef de l’Etat si une audience avec lui avait été possible lors de son passage à Kasindi. Maintenant que cela n’a pas été possible, Paluku Muvuya Arnauld s’est exprimé à la rédaction de rtr-beni.net ce samedi 19 juin pour l’exprimer.

« Nous allions demander en face au président congolais de ramener la paix chez nous pour que nous puissions y retourner. Nous vivons misérablement ici alors que nous avions une vie décente chez nous. Nous avons abandonné nos champs et nos économies à cause de la guerre. Voilà ce que nous allions dire au président », a-t-il déclaré.

En attendant que la paix à laquelle ils aspirent soit rétablie, le président du comité des déplacés hébergés à Kasindi plaide pour l’aide humanitaire en faveur de ces démunis.

« Quand il y a eu éruption volcanique à Goma, le gouvernement s’est mobilisé et a mobilisé de l’aide pour les sinistrés. Mais voilà autant d’années que nous sommes en déplacement, mais aucune assistance du gouvernement n’a été réservée de notre sort », a déploré le président du comité de déplacés hébergés à Kasindi.

Des rapports des forces vives de Beni font état de plusieurs milliers de personnes qui sont en déplacement dans la région de Beni. Ces personnes ont abandonné leurs terres à cause de l’insécurité entretenue dans la région par des groupes et milices armés dont les rebelles des forces démocratiques alliées, ADF qui sont aussi responsables de la mort et de la disparition de plusieurs autres personnes dans la région.

Ces personnes attendent que l’Etat congolais rétablisse la paix et la sécurité dans la région pour qu’elles regagnent leurs terres. Tout repose désormais sur le résultat positif de l’état de siège décrété le 6 mai dernier au Nord-Kivu et en Itruri.

Serge Mulimani

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