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Arrestation des pêcheurs sur le lac Édouard : les forces vives de Kasindi-port démentent l’accusation de violation de la frontière lacustre

La société civile de Kasindi-port, une agglomération du groupement Basongora située à plus ou moins 18 km au Sud-Est du poste frontalier de Kasindi dement l’accusation de violation des limites des eaux du lac Édouard et exige la libération sans condition de 25 pêcheurs congolais et de leurs matériels de pêche.

Ces pêcheurs, habitants de Kasindi-port pour la plupart, ont été arrêtés par la marine ougandaise sur les eaux du lac Edouard tôt le matin du dimanche 18 avril dans la pêcherie de Kasindi-port. La marine ougandaise les accuse d’avoir violé les limites lacustres de ce lac que la République Démocratique du Congo et l’Ouganda se partagent, une accusation que rejette Kyandema Philémon, président de la société civile de Kasindi-Port.

Joint ce lundi 19 juillet 2021 par notre rédaction, Kasereka Kyandema Philémon indique que ces pêcheurs avaient été arrêtés sur les eaux congolaises. Il exige à cet effet leur libération sans condition de ces pêcheurs et la présence physique du gouverneur militaire du Nord-Kivu, Ndima Constant à Kasindi-port pour palper du doigt la réalité.

« Nous exigeons la libération sans condition de nos vint-cinq (25) pêcheurs et neuf (9) de leurs pirogues. Ils ont été arrêtés sur les eaux congolaises. Tout le monde a vu qu’ils ont été arrêtés illégalement. Même les enfants ont vu leurs pères se faire arrêter arbitrairement sur notre côté. Nous demandons la présence du gouverneur militaire du Nord-est Kivu à Kasindi-port. Comme il est à Beni, qu’il vienne palper du doigt la réalité sur place car même nous avons laissé les filets là où ils ont été arrêtés », a-t-il dit.

Au moins cent et quinze 115 pêcheurs congolais restent détenus dans la prison ougandaise de Katwe et plus de 250 pirogues hors-bords et des matériels de pêche sont saisis par la marine ougandaise. Des associations des pêcheurs congolais demandent toujours l’implication de deux gouvernements, celui du Congo-Kinshasa et de l’Ouganda dans cette question. Au même moment, elles plaident pour la démarcation d’une limite physique sur les eaux du lac Édouard afin de limiter des arrestations des pêcheurs congolais.

Serge Mulimani

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