lundi, juillet 22

Sud-Kivu : porté disparu durant 4 jours, le corps d’un officier de l’armée retrouvé enterré près des cimetières à Fizi

Le corps du lieutenant Butera du 2202ème régiment basé à Baraka au Sud-Kivu a été retrouvé enterré par les inconnus au cimetière près de la paroisse catholique de Kandali en groupement Basimukinje, secteur de Mutambala territoire de Fizi au Sud-Kivu mardi 02 février 2022, indiquent les sources militaires.

Cet officier des forces armées de la République Démocratique du Congo, FARDC est disparu depuis vendredi dernier, confirme le commandant du 2202ème régiment.

« Le lieutenant Butera actif au sein du 2202ème régiment est originaire de Masisi. Vendredi dernier après parade ses collègues l’ont vu être transporté à bord d’une moto et croyaient comme d’habitude qu’il serait entrain de partir prendre un verre avec ses connaissances civiles. Il a été transporté vers Lweba et c’est en cours de route que les jeunes de Kikwena ceux qui se substituent en Lalarondo (autodéfense) chaque nuit vont l’arracher de force pour réaliser cet acte macabre. Je penses bien, il n’y a rien à s’alarmer; les enquêtes sont en cours et les auteurs seront traduits en justice. Il n’y a pas de secret sur terre si vous faites la chose à deux dit-on », a écrit le colonel David Ipanga.

A lui d’ajouter : “Les traces du sang de la victime ainsi que ses deux boutons de la tenue ont été repérés dans la parcelle qui est en face de l’Eglise. Son enterrement est intervenu après ce constat de la peur lorsque ce corps se décomposait sur le sol de l’autre côté de la route c’est-à-dire pas du côté de l’Eglise”, a-t-il précisé.

Le conseil urbain de la jeunesse ville de Baraka s’inquiète de cette nouvelle et condamne fermement cet acte ignoble. Elle invite les services de sécurité de mener des enquêtes approfondies pour dénicher les auteurs afin qu’ils répondent de leurs actes. Le CUJ-Baraka appelle à cette même occasion les uns et les autres à ne pas céder aux infiltrations des agents qui ne jurent qu’à la perturbation de la sécurité de la ville.

Précisons que c’est le deuxième officier militaire tué en l’espace de trois (3) mois dans cette zone par les personnes présumées civiles des groupes d’autodéfense. Le cas précédent est celui d’un colonel lapidé à Lusenda dans le secteur de Tanganyika.

Luc Lukandjila

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