vendredi, décembre 9

Itiri : « Les personnes arrêtées par l’armée à Byakato-Mayi ne sont pas des poseurs des bombes artisanales mais des orpailleurs » (Société civile)

Pour les forces vives noyau de Biakato, les personnes arrêtées à la barrière de Biakato-Mayi sont des orpailleurs oeuvrant dans les carrés miniers du territoire de Mambasa, en Ituri.

Les matériels saisis par le service du bureau 2 sont ni de près ou de loin pour la fabrication des bombes artisanales.
Les explosifs servent de concassage des roches pour l’extraction des minerais.

C’est ainsi que Marc Saino s’inscrit à faux de la déclaration du porte-parole de l’opération Sokola1, laquelle cite ces creuseurs artisanaux des poseurs des bombes et des présumés des forces démocratiques alliées (ADF) auteurs des assassinats ciblés des imams en ville de Beni.

Pour les analystes avertis, des déclarations contradictoires plongent les habitants dans une grande confusion jusqu’au point de perdre la crédibilité des uns et des autres.

Malheureusement ces communications sans fondement poussent ceux qui sont dans la capitale congolaise y compris la haute hiérarchie et à l’étranger dans une confusion totale au point que des conclusions hâtives des responsabilités à une complicité locale alors que la réalité est ailleurs.
C’est le cas des médias de la capitale Kinshasa.

Dans l’allure où vont les choses, une crise de confiance profile à l’horizon entre les populations et l’armée car la réalité communiquée est loin vraie de celle vécue sur terrain.

En dernière nouvelle, avons appris que l’acteur de la société civile de Biakato qui avait contredit le porte-parole de l’armée aurait été interpellé à Beni par les services de sécurité.

Pour mémoire, le lieutenant Antony Mwalushayi, porte-parole des opérations Sokola1 dans le grand nord de la province du Nord-Kivu a déclaré jeudi dernier avoir arrêté les poseurs et fabricants des bombes artisanales et assassins de deux imams musulmans en ville de Beni, chose que la société civile de Biakato a balayé du revers de la main.

La rédaction

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