samedi, décembre 9

Butembo : plusieurs maisons d’habitation déguerpies en commune de Bulengera

La tension était vive tout l’avant-midi du mardi 21 novembre 2023 dans la partie Nord de la ville de Butembo, au Nord-Kivu. À la base, le soulèvement de la population après le déguerpissement des maisons d’habitation dans la cellule Kangothe, au quartier Kamisimbonzo, dans la commune de Bulengera.

Selon les informations fournies par un témoin de l’événement, les auteurs de ce déguerpissement forcé étaient protégés par des éléments de la police et des FARDC. Cette même source indique que des maisons ; une dizaine ont été démolies et d’autres cadenassées.

La société civile de cette commune confirme l’information son président, John Kameta, indique que les habitants ont été surpris par cette décision judiciaire. Cet acteur de la société civile regrette de voir des cas de conflits fonciers prendre une allure inquiétante dans cette commune où plusieurs habitants sont victimes de la justice mal rendue.

« Aujourd’hui mardi 21 novembre 2023, il y a eu démolition des maisons d’habitation sous la protection des services de sécurité. Il y avait des éléments des PNC et FARDC et quelques civils qui sont partis à l’exécution de cet acte qui est difficile à comprendre. C’est une situation vraiment critique et qui nous inquiète vue la crise économique que nous sommes entrain de traverser actuellement. Nous demandons aux autorités compétentes de s’y investir par cequ’on ne peut pas comprendre comment une commune soit rongée par des conflits fonciers. Arriver à Rughenda, Kyaghala, Kamisimbonzo partout là, on parle des conflits fonciers. C’est vraiment une situation qui nous inquiète et qui nécessite l’intervention des services compétents », a dit John Kameta.

Ivres de colère, les victimes de ce déguerpissement ont allumé le feu avant d’amorcer une marche pacifique sous une pluie fine, laquelle marche a eu comme point de chute la mairie de Butembo. Ces victimes réclament que justice soit faite et qu’ils soient remises dans leurs droits.

« Tous nos biens sont dehors. Nous et nos enfants sommes tous mouillés. Nous craignons que nos enfants tombent malades suite à cette pluie. Ce n’est pas de cette façon que nos autorités doivent nous gérer. Il y a plus de cinq cents maisons déjà cadenassées. Nous sommes ici à la mairie pour réclamer notre droit », ont déclaré certaines victimes de cette situation.

Devant les manifestants, l’autorité urbaine a promis revenir vers les victimes après s’être imprégnée de la situation auprès du service ayant ordonné ce déguerpissement.

Tsongo Kamala Bin-Phlégon

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