dimanche, août 14

Beni : reprise timide des activités à Kasindi après dix journées ville morte pour exiger le départ de la MONUSCO

Quelques boutiques, magasins et autres maisons de commerce ont ouvert leur porte depuis le matin de ce Vendredi 17 Avril 2021 dans une cité un peu timide, à Kasindi, frontière entre la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda.
La circulation des engins roulants a aussi repris même si c’est dans la timidité.

Celà fait suite à l’appel de la reprise des activités socioé-conomiques par le président des forces vives du groupement Basongora, secteur de Ruwenzori, territoire de Beni au Nord-Kivu, jeudi soir après une deuxième réunion d’évaluation de dix jours précédents sans activités décrétés par les forces vives de la partie Nord de la province du Nord-Kivu pour demander le retour de la paix à l’Est de la RDC et le départ des soldats de la Mission Onusienne dont l’inaction face aux massacres des civils dans la région de Beni et Ituri révolte les habitants de ces régions.

Dans une déclaration relative à la reprise des activités, les forces vives de Basongora maintiennent toujours leur souhait de voir partir ces soldats de la paix. Pour ce faire, elles ont pris d’autres stratégies. C’est par exemple, le tapage des outils sonores (sifflets, klaxons, tambours,…) chaque fois qu’il fera 12 heures, un sit un hebdomadaire devant les bases de la MONUSCO et l’incivisme fiscal.

Pendant ce temps, le centre scolaire de Kasindi qui avait suspendu les activités scolaires le mercredi dernier pour se joindre aux forces vives vient aussi d’annoncer la reprise des activités scolaires dès ce Lundi prochain.

Rappelons que, c’est depuis le 05 Avril dernier, les forces vives des villes de Butembo, Beni et des territoires de Beni et Lubero au Nord-Kivu manifestent contre l’insécurité grandissante dans cette région et pour exiger le départ de la RDC de la Mission d’observation des Nations Unies pour la stabilité de la RDC (MONUSCO) qu’elle accuse d’inaction face aux massacres des civils perpétrés dans la région de Beni et Ituri par des rebelles et groupes armés, dont le plus connu est la rébellion étrangère de l’ADF.

Serge Mulimani

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