
Après la réaction du coordonnateur provincial de la société civile de l’Ituri lundi 13 mai 2024 selon les informations à notre possession, certains journalistes ont été interdits par certains officiers de l’état de siège de ne pas diffuser les déclarations de la société civile qui qualifie les résultats de l’état de siège comme un échec suite aux multiples tueries des civils par des groupes armés et les incendies des maisons dans plusieurs entités de cette province.
« C’est ne pas pour la première fois. C’est devenu comme de la coutume une fois il y a les informations qui mettent en nu les résultats de l’état de siège. Certains journalistes sont menacés de ne pas diffuser ces informations. Nous, nous n’avons pas diffusé mais mon confrère qui a diffusé sur sa chaîne a été menacé par certaines autorités de l’état de siège », témoigne un journaliste contacter par la rtr-beni.net.
Contacté à se sujet, le porte-parole de l’armée dans cette province indique qu’aucune autorité n’a appelé personne pour l’interdire de diffuser cette déclaration de la société.
« Si un journaliste trouve que cette déclaration n’était pas objective vous allez le forcer à diffuser ? Et qui l’a appelé pour l’interdire la diffusion ?», S’interroge Jules Ngongo avant de préciser qu’aucune autorité n’a appelé personne pour l’interdire à diffuser cette déclaration de la société civile.
« Je n’ai appelé aucun journaliste à l’interdire de diffuser mais ils ont compris que cette déclaration n’était pas objective. C’est pourquoi certains n’ont pas diffusé… Vous êtes journaliste, la société civile donne un même bilan qu’un groupe armé et vous allez diffuser parce que c’est la liberté de la presse presse ? », a-t-il ajouté.
La société civile avait lundi 13 mai 2024 critiqué les efforts de l’état de siège. Dans sa déclaration devant les journalistes Dieudonné Losa a même demandé la levée de l’état de siège suite à la continuité de l’insécurité dans cette province de l’Ituri.
Dans cette même déclaration la société dit avoir notifié plus de 2.144 civils tués depuis l’instauration de l’état de siège dans cette province et plusieurs maisons structures sanitaires véhicules incendiés par les groupes armés locaux et étrangers.
Le 03 mais dernier journée internationale de la liberté de la presse Journaliste en Danger (JED ) avait noté une hausse d’atteintes contre les journalistes dans cette province sous l’état de siège.
Rédaction