
Dans une lettre du 27 août 2025, adressée au conseiller principal pour les affaires Africaines, du Président Américain Donald Trump, Massad Boulos, l’Union internationale des Banyamulenge (UIB), accuse le gouvernement Rwandais de planifier des massacres contre la communauté Banyamulenge dans l’Est de la RDC.
A en croire ce document exploité par rtr-beni.net, une réunion stratégique est tenue récemment au Rwanda, et s’est conclue par le déploiement des rebelles du M23 dans les hauts plateaux de Fizi et d’Uvira dans la province du Sud-kivu, une zone habitée en majorité par la communauté Banyamulenge.
Ce déploiement selon cette source, s’effectuerait avec l’appui des groupes armés locaux, notamment Twirwaneho et MDRP, considéré par l’Union Internationale des Banyamulenge (UIB) étant une instrumentalisation politico-militaire, en violation de la signature des accords de paix entre la RDC et le Rwanda signés, le 27 juin 2025 à Washington DC, ainsi que la déclaration des principes entre la RDC et le M23/AFC du 19 juillet 2025 à Doha.
« Une réunion stratégique dite Congo Desk s’est tenue à Kigali, présidée par Monsieur Moïse Nyarugabo, en présence de hautes autorités Rwandaises, parmi lesquelles le Général James Kabarebe. Au cours de ces échanges, la perspective d’un retrait des forces M23/AFC/RDF des zones occupées en territoire congolais a été évoquée », écrit M.Willy S. Kiyana, Président de l’UIB.
Considérant cette option contraire à leurs desseins de guerre, les participants ont arrêté les décisions suivantes :
- Mettre en place un mécanisme de redéploiement des troupes du M23/AFC vers les groupes Twirwaneho/MRDP, dans les hauts plateaux de Minembwe, Bijombo et Rurambo, couvrant les territoires d’uvira, Fizi et Mwenga en RDC ;
- Dépêcher trois bataillons sous le commandement du colonel M23/AFC, Oscar Ndabagaza, afin de prendre le contrôle de l’ensemble des hauts plateaux, après avoir chassé les FARDC et la FNDB. Ces bataillons, partis de Bukavu, ont atteint Lubumba et le territoire de Mwenga le 20 août 2025, et progressent déjà vers les hauts plateaux ;
- Occuper et contrôler les hauts plateaux de Minembwe pendant trois ans, période correspondant au mandat du Président Américain Donald Trump, avec l’objectif de relancer ultérieurement les hostilités afin de s’emparer de la ville d’uvira en RDC et de déstabiliser le Burundi, considéré comme un obstacle majeur à leur projet ;
- Infiltrer les villages Banyamulenge afin de provoquer des affrontements au sein même des populations civiles, dans le but de déclencher des massacres à grande échelle et d’en attribuer la responsabilité aux gouvernements congolais et Burundais.
Selon ce document, à ce jour, trois unités armées de Twirwaneho/MRDP se sont déjà infiltrées dans plusieurs villages Banyamulenge, notamment Kanogo, Kiziba, Mugeti, Irango, Muramvya et Nyakirango, dans la région de Bijombo. Toute dénonciation est immédiatement réprimée par la mort, ces unités sont placées sous le commandement du Colonel Gakufi (Officier Rwandais/RDF) et de Kamasa Ndakize Welcome (Twirwaneho/MRDP). Elles sont accompagnées de blessés RDF, parmi lesquels les pilotes de l’avion Rwandais accidenté à Minembwe le 29 juin 2025, ainsi que de boîte noire de l’appareil, destinée à effacer toute preuve de la présence militaire Rwandaise dans cette région.
L’Union internationale des Banyamulenge, appelle avec insistance les populations locales, les chefs coutumiers et les notables, à se dissocier de ces groupes rebelles et à récuser toute complicité dans leurs foyers et villages.
« L’Union Nationale des Banyamulenge tient également à vous rappeler que les massacres antérieurs contre les Banyamulenge et la destruction systématique de leurs villages ont été exécutés par le régime de Kigali. Ce dernier a facilité son alliance avec les milices locales Maï-Maï, sous la supervision de l’ancien Président de la RDC, Monsieur Joseph Kabila Kabange. Aujourd’hui, nous faisons face à une seconde phase d’un génocide en gestation, dont la responsabilité incombera pleinement au régime de Kigali avec Joseph Kabila Kabange, déterminés à faire du peuple Banyamulenge le prétexte d’une nouvelle guerre régionale. Nous sollicitons, Excellence, notre bienveillance et urgente intervention afin que les États-Unis, garants des récents Accords de paix, prennent toutes les mesures nécessaires pour prévenir cette tragédie annoncée », écrit l’Union internationale des Banyamulenge (UIB) à Monsieur le conseiller principal du Président des États-Unis, d’Amérique, Donald Trump.
Ci-dessous ce document :


Luc Lukandjila