
L’agglomération de Vitshumbi, située en territoire de Rusthuru, dans la province du Nord-Kivu fait face à une carence en eau potable depuis l’intensification des hostilités entre les forces loyalistes et les éléments du M23. Sur place, l’eau ne coule pas aux robinets, « pourtant l’agglomération est située sur la côte sud-ouest du lac Édouard en pleine national des Virunga », regrette notre source d’information. Ce problème est dû à une panne technique, repérée au niveau du site de captage.
Pour s’approvisionner de l’eau, la population de cette entité contrôlée par le M23 faisait recours à Kanyabayonga et Kibirizi, indique la société civile qui évoque l’inaccessibilité sur cet axe routier.
En conséquence, un bidon d’eau qui était à 1000 FC se négocie entre 3000 et 4000 Francs Congolais, ce qui impacte négativement sur la vie sociale. Suite à cette situation, certains habitants consomment de l’eau non traitée du lac Édouard sans aucune mesure préventive.
Notre source craint le danger que court la population locale, une pratique qui leurs expose à d’énormes maladies d’origine hydrique.
« La calamité d’eau à Vitshumbi est dûe à une panne technique au niveau de site de captage d’eau. Avant la fermeture du tronçon routier Rwindi-Kanyabayonga, on consommait l’eau en provenance de Kibirizi et Kanyabayonga et ce dernier temps il n’y a pas accès à ce tronçon suite à l’intensification de combats dans cette région. Un bidon qui coûtait 1000 FC se négocie à 3000 voire 4000 Francs Congolais. La population consomme l’eau du lac et d’autres de pluie faute d’insuffisance des moyens. Nous sommes également déconnectés des localités situées sur la côte Ouest du lac Édouard qui nous approvisionnaient en eau potable », a expliqué Joseph Kambale Muhindo président de la société de Vitshumbi.
Cet acteur de la société civile plaide auprès des autorités compétentes et des acteurs humanitaires à leurs venir en aide pour trouver solution.
« L’eau est la vie, nous demandons le gouvernement de mettre fin à la guerre et les humanitaires de nous revenir en rescousse pour lutter contre les effets néfastes de la consommation de l’eau impropre », a-t-il exhorté.
Au-delà de la carence en eau potable, l’agglomération lacustre de Vitshumbi fait également face à l’insuffisance des robinets liée à la capacité réduite du citerne installé par l’organisation humanitaire Tearfund à 2014 par rapport de la croissance démographique, a-t-on appris des sources dans la zone.
Jocel Biryeka, depuis Goma