
Plusieurs agglomérations dans lesquelles se déroulent les activités champêtres en périphérie de Nyamilima et Buramba, dans le groupement Binza, territoire de Rutshuru pourront bénéficier d’une eau potable dans les jours à venir. Ce, à travers un projet de réhabilitation des installations pouvant servir la population agricultrice en eau potable, projet exécuté par la communauté locale. Ce projet initié par les leaders communautaires locaux en collaboration avec le comité d’eau potable, COMEPO en sigle, concerne des anciens villages de cette partie de la province du Nord-Kivu. Il consiste à réhabiliter le réseau d’eau de Nyagahira, passant par le Tank de Humule.
Endommagé par des eaux de pluies d’illuviennes depuis 2018, celui-ci était abandonné suite à l’insécurité grandissante causée par les groupes armés locaux.
Depuis quelques semaines, les initiateurs se disent être motivés par les besoins récents de la population agricultrice. Cela, dans le cadre de sensibiser la population sur l’auto-prise en charge.
« Pour essayer de soulager cette population et l’encourager dans cette démarche de vouloir regagner nos anciens villages, nous nous sommes dits, vu qu’il y a un problème d’eau, il faudra qu’on y amène de l’eau. Certains habitants commencent à passer nuit dans leurs champs. Amener l’eau de Nyamilima jusque dans les frondeurs c’est compliqué. Aussi, la motivation c’était juste faire voir la population qu’elle est capable de se prendre en charge. Elle ne doit pas avoir la main tendue pour des petits trucs. On ne peut pas attendre le développement de Goma ou de Kinshasa, il faut commencer à se prendre en charge », a indiqué Jean-Paul Tsongo Marungu, technicien en développement rural et l’un des leaders communautaires en groupement Binza.
Il soulève aussi la nécessité de lutter contre des maladies hydriques, défis auxquels font face les agriculteurs dans ces entités, en consommant l’eau impropre.
« Pendant leur séjour au niveau des champs, cette population est confrontée à l’utilisation des eaux stagnantes. Après analyse nous avons constaté juste après récolte, au-moins 80 % en famille, il y a des malades, cela suite à l’utilisation de cette eau qui n’est pas propre. Avec ça, nous avons compris que cela, fait à ce que la population ne sait pas avancer. Ce réseau d’eau va permettre à cette population d’accéder à une eau potable », a-t-il fait savoir.
Il sied de noter que le projet en totalité a été financé par la population de Nyamilima et Buramba, à travers des petites cotisations. Ici, les comités d’eau, COMEPO en sigle s’en charge sur le plan technique, avec la main d’œuvre locale.
Tout en saluant l’accompagnement de la population, les initiateurs du projet appellent la jeunesse à préserver des acquis, en œuvrant dans le développement de leur milieu.
Jocel Biryeka, depuis Goma