
Le gouvernement Ougandais a, annoncé jeudi 21 août 2025, avoir conclu un accord avec Washington pour accueillir des ressortissants étrangers expulsés des États-Unis d’Amérique, c’est un nouveau épisode de la vaste campagne menée par l’administration de Donald Trump contre l’immigration clandestine dans son pays après celle annoncée par Kigali.
« Il s’agit d’un arrangement temporaire assorti de conditions, notamment que les personnes ayant un casier judiciaire et les mineurs non accompagnés ne soient pas acceptées », a déclaré Vincent Bigiire Waiswa, Secrétaire permanent du Ministère Ougandais des affaires étrangères, dans un communiqué publié.
Les modalités de la mise en œuvre du texte sont encore à l’étude, selon ce communiqué. Kampala a déjà fait savoir que seuls les migrants originaires vierges seront accueillis dans leur pays. Une volte-face, alors que mercredi dernier, ce pays avait démenti la conclusion d’un accord migratoire avec les États-Unis d’Amérique, invoquant le manque de structures adaptées. Cette décision intervient dans un contexte de la politique de l’administration Trump, qui cherche à réduire le nombre d’immigrés illégaux en recourant à des accords de « tiers pays sûrs ». Des pays Africains, tel que le Rwanda et le Soudan du Sud ont déjà accepté des migrants dans des situations similaires.
En juillet 2025, les États-Unis ont expulsé cinq (05) hommes ayant un casier judiciaire vers le royaume d’Eswatini, en Afrique Australe, et en ont envoyé huit (08) au Soudan du Sud. Alors que le Rwanda pourrait recevoir aussi jusqu’à deux cent cinquante (250) migrants.
Les dernières négociations entre Washington et Kampala ouvrent un nouveau chapitre de la diplomatie migratoire. L’accord encore largement flou, prévoir : Transfert de ressortissants aux États-Unis d’Amérique, Exclusion des personnes sans casier judiciaire ni mineurs non accompagnés, Priorité donnée aux migrants originaires d’Afrique, Détails opérationnels et calendrier à finaliser sous peu.
Le pays de Museveni déjà hôte de près de 1,7 million de réfugiés, se prépare à accueillir ces niveaux arrivants. Pour certains, c’est une solution pragmatique face à la crise migratoire américaine. Pour d’autres par contre, c’est un simple report du problème, sans véritable prise en charge des enjeux humanitairs.
La semaine dernière, le département d’Etat Américain a annoncé la signature d’un accord avec Paraguay, destiné à partager le fardeau de la gestion de l’immigration illégale. La maison Blanche a également intensifié ses démarches auprès de plusieurs pays Africains.
Le Rwanda a déclaré, plutôt ce mois d’août, qu’il accepterait jusqu’à 250 migrants en provenance des États-Unis d’Amérique. Une condition de l’accord précise toutefois que Kigali « se réserve le droit d’approuver chaque personne proposée pour la réinstallation », a indiqué un porte-parole du gouvernement Rwandais à la BBC.
Le Rwanda a déjà été critiqué pour son bilan en matière de droits humains, notamment en raison du risque que les personnes transférées soient à nouveau expulsées vers des pays où elles pourraient courir un danger.
Luc Lukandjila