
Le Président de la Commission de la CEEAC, l’Ambassadeur Dr Ezéchiel Nibigira, a tenu un point de presse à Bujumbura afin de présenter les constats issus de sa visite sur les sites d’accueil de Gatumba et de Buganda. Cette mission visait à évaluer la situation des réfugiés fuyant les violences persistantes dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Des chiffres qui donnent le vertige
Lors de cette visite, l’Ambassadeur Nibigira a dressé un tableau préoccupant des conditions de vie des réfugiés. Plus de 65 000 personnes sont actuellement hébergées sur ces deux sites, dont environ 25 000 à Gatumba et près de 40 000 à Buganda. La majorité sont des femmes et des enfants vivant dans une extrême précarité.
Une précarité aux conséquences graves
Le manque de nourriture, d’eau potable, de soins de santé et d’abris adéquats demeure criant. La situation sanitaire est particulièrement inquiétante, exposant les réfugiés à un risque élevé de maladies contagieuses. Une propagation incontrôlée pourrait entraîner des conséquences dramatiques, tant pour les réfugiés que pour les communautés hôtes.
Reconnaissance et appel à la solidarité
L’Ambassadeur Nibigira a salué les efforts du Gouvernement burundais pour l’accueil des réfugiés, tout en soulignant que ces efforts, à eux seuls, ne suffisent pas face à l’ampleur de la crise. Il a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour une mobilisation immédiate en faveur d’une aide humanitaire d’urgence.
« Agir maintenant ou faire face au pire »
« La situation est critique, et nous devons agir maintenant pour éviter une catastrophe humanitaire », a-t-il déclaré.
La Commission de la CEEAC se dit prête à collaborer étroitement avec les États membres ainsi qu’avec les partenaires et acteurs humanitaires afin d’apporter une réponse rapide et coordonnée à cette crise humanitaire majeure.
Texte Irebe FM