
D’après Me Chief Tshipamba, le policier qui a démissionné sans respecter la procédure s’expose à des sanctions disciplinaires internes, voire à des poursuites pour atteinte à l’image de l’institution.
La loi portant statut du personnel de carrière de la Police Nationale Congolaise est claire, précise cet avocat, diplômé du CHESD et expert en questions de Police.
« S’il abandonne son poste sans attendre la réponse de sa hiérarchie, cela peut être assimilé à de la désertion ou à un abandon de poste », a-t-il indiqué dans des propos recueillis par Barick Buema de Top Congo FM.
Contrairement à un citoyen ordinaire ou à un politicien, « un policier est soumis à une obligation de réserve ».
Publier des accusations d’« incompétence » ou de « complicité » contre ses supérieurs, notamment sur les réseaux sociaux, « constitue une violation de ce devoir ».
De plus, « si ses propos sont considérés comme diffamatoires ou calomnieux, il peut être poursuivi devant les tribunaux ».
Sera-t-il arrêté pour qu’il prouve toutes ces allégations ?
Rien n’est exclu, même un procès public pédagogique, a précisé notre source.
Bienvenu Katava