
Après la mise au point de la Délégation syndicale du 21 août, qui dénonçait des « informations erronées » diffusées sur les réseaux sociaux concernant la gestion du Sénat, un collectif d’agents et de cadres a répliqué dès le lendemain, peut-on lire sur le compte X du journaliste Barick Buema de Top Congo FM.
Dans son communiqué, la délégation syndicale assurait que :
- ️Une commission d’évaluation a été mise en place pour contrôler la présence et les dossiers du personnel ;
- Les primes sont versées régulièrement, à un niveau comparable à la précédente législature ;
- Les soins de santé et services de nettoyage sont assurés correctement, sans favoritisme ;
- Les critiques relayées en ligne relèveraient d’une « agitation infondée » destinée à détourner le processus de régularisation.
Mais les agents contestataires apportent une tout autre version.
Selon eux, les conditions de travail restent précaires et mal encadrées ; les conclusions de la commission seraient « biaisées » et « arrêtées d’avance » ; les absences reprochées aux recrues récentes relèvent d’un manque d’organisation interne ; les primes sont versées avec retard et ne suffisent plus face au coût de la vie ; une partie du nettoyage serait confiée à des entreprises liées à des proches du président du Sénat ; les cartes de service imposeraient un coût injustifié de 19 500 FC aux agents et la prise en charge des frais scolaires tarde toujours.
Bienvenu Katava