samedi, décembre 6

RDC : le mouvement citoyen « Debout pour la République » exprime sa profonde préoccupation face à l’accord-cadre signé à Doha entre le gouvernement et M23

Face à l’accord-cadre signé à Doha au Qatar, le 15 novembre 2025, entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo et le mouvement politico-militaire AFC/M23, le Mouvement Citoyen Debout pour la République exprime sa profonde préoccupation.

« Cet acte, présenté comme une avancée diplomatique, constitue en réalité une mise en scène politique qui masque mal l’effritement continu de notre souveraineté nationale. Loin d’être un pas vers la paix véritable, il s’apparente à une concession stratégique qui engage dangereusement l’avenir de la nation », déclare ce Mouvement Citoyen.

Dans son communiqué publié pour cette cause, le Mouvement Citoyen Debout pour la République, qualifie cet accord « dénué de contraintes effectives ».

A l’en croire:

  1. le texte signé à Doha ne prévoit aucun mécanisme coercitif, aucune garantie d’exécution et aucun engagement mesurable. Il s’agit d’un document politiquement correct, mais institutionnellement vide, incapable de produire la moindre transformation durable sur le terrain.
  2. Une reconnaissance implicite d’un acteur illégal.

En érigeant l’AFC/M23 au rang d’interlocuteur à part entière, le gouvernement place une faction armée illégale sur un pied d’égalité avec l’Etat. Cette posture fragilise davantage l’autorité nationale, au lieu de la réaffirmer, et ouvre dangereusement la porte à se futures négociations de faiblesse.

  1. Une dépendance inadmissible à des agendas géopolitiques étrangers. Derrière la vitrine diplomatique de Doha, se lit clairement une orientation stratégique influencée par des puissances extérieures, notamment les États-Unis et le Qatar. Cette externalisation de la souveraineté décisionnelle place notre pays au cœur des calculs géopolitiques qui ne servent ni l’intérêt général Congolais, ni les aspirations légitimes de notre population ;
  2. L’absence totale d’un cadre de contrôle citoyen et institutionnel sans mécanismes de suivi opérationnel, sans sanctions prévues en cas de violations, et sans participation active de la société civile, cet accord devient un risque majeur pour l’Etat de droit. Il consacre des engagements symboliques au détriment d’une gouvernance responsable, transparente et orientée vers la paix durable.

Pour finir, le mouvement citoyen Debout pour la République rappelle que la RDC n’a pas besoin de signatures cosmétiques sur des papiers : elle a besoin d’actes forts, de vérité dans les engagements, d’un retour sans conditions de l’autorité publique sur chaque portion du territoire, et d’une paix fondée sur la justice, la dignité et la souveraineté authentique du peuple Congolais.

Luc Lukandjila

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