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RDC : la LUCHA dénonce une crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays et appelle à un sursaut citoyen

Le mouvement citoyen non violent Lutte pour le Changement (LUCHA) a publié, le 27 janvier à Lubumbashi, une lettre dans laquelle il alerte sur la dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le mouvement affirme qu’un an après les violences à Goma et quatre ans après ce qu’il qualifie d’agression du Rwanda contre la RDC, les populations civiles continuent de subir les conséquences d’un conflit prolongé. Dans ce document, la LUCHA décrit une insécurité généralisée s’étendant de Bunagana, dans le Nord-Kivu, jusqu’à la plaine de la Ruzizi, au Sud-Kivu, en passant par les villes de Goma et de Bukavu.

Selon le mouvement, les civils y font face à des violences quotidiennes, à des violations répétées des droits fondamentaux et à un climat de peur permanent. La lettre souligne également la détérioration des conditions de vie des populations, évoquant la fermeture des banques, la paralysie des activités commerciales et une misère grandissante. La LUCHA estime que ces difficultés sont la conséquence directe de la persistance du conflit et de l’absence de solutions durables pour restaurer la sécurité.

Le mouvement citoyen critique par ailleurs le système de défense congolais, qu’il juge défaillant, affirmant qu’il n’a pas permis de rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. La LUCHA évoque aussi ce qu’elle considère comme une incapacité, voire une indifférence des autorités congolaises face à l’ampleur de la crise, estimant que le gouvernement n’est pas à la hauteur des défis sécuritaires actuels.

Dans sa prise de position, la LUCHA accuse le Rwanda d’occuper, à travers l’AFC-M23, plusieurs parties du territoire Congolais, une accusation régulièrement rejetée par Kigali. Le mouvement exige le retrait immédiat des forces armées rwandaises du sol Congolais et la fin de toute occupation étrangère, se référant à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

La LUCHA appelle également à un sursaut citoyen et à une résistance populaire pacifique afin de faire face aux défis internes liés à cette crise prolongée. Selon le mouvement, la cohésion nationale et le retour effectif de la paix passent nécessairement par un dialogue inclusif impliquant l’ensemble des forces vives du pays.

La lettre se conclut par un appel à la mémoire et à la mobilisation, exhortant les Congolais à ne pas oublier les souffrances endurées par les populations de l’Est du pays et à refuser toute forme d’abandon.

Fred Mastaki Rex

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