
« Chef de file de l’opposition républicaine », Constant Mutamba, depuis sa détention, pose des préalables à sa participation au dialogue national.
Il exige notamment :
- Des mesures sérieuses de décrispation politique en faveur des opposants et leaders d’opinion non armés, victimes d’arrestations arbitraires et de condamnations injustes ;
- Des garanties crédibles de sécurité et de confiance pour assurer le retour des opposants se trouvant hors du territoire national ;
- Des garanties de sincérité et de bonne foi dans la conduite du processus.
Pour lui, « ce dialogue ne doit pas être un cadre de partage du pouvoir, ni une blanchisserie » pour des rebelles.
« 66 ans après, notre État indépendant n’a plus besoin de ces comédiens opportunistes », tranche-t-il.
L’opposant affirme être « l’un des plus brimés et opprimés par le système en place ». Il dit avoir été « condamné injustement, arrêté illégalement, privé de ses droits civils et politiques, humilié, sali, torturé moralement et physiquement ». Malgré cela, il soutient être resté au pays par patriotisme.
« Cela ne m’a pas poussé à m’exiler, encore moins à recourir aux armes pour chercher à me venger sous quelque prétexte que ce soit », a-t-il dit.
D’après Barick Buema de Top Congo FM qui a parcouru ce document, il cite également Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Adolphe Muzito parmi les figures de l’opposition qui, selon lui, mènent « une lutte pacifique, préservant ainsi les vies de paisibles citoyens ».
« Je suis privé de ma liberté pour avoir dit NON au système mafieux et à l’agression rwandaise dont la RDC est victime », a-t-il ajouté.
Ancien ministre de la Justice et garde des sceaux, Me Constant Mutamba est en détention depuis 154 jours maintenant.
Bienvenu Katava