
L’ancien Ministre de la justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, a prononcé ses derniers mots à la clôture des plaidoiries de son procès à la cour de cassation, accusé d’un détournement de 19 millions de dollars américains, fonds alloués à la construction d’une prison à Kisangani.
Lui à qui le ministère public à requis dix (10) ans de travaux forcés : Ce procès m’a déchiré, m’a détruit, j’ai été trahi, un jour je parlerai, je suis un homme d’Etat, je me tais ».
Et d’ajouter : « J’ai pris autant de risques pour ce pays. Aujourd’hui, cette justice que j’ai servie avec tant d’amour, m’a tout arraché : Mon honneur, ma crédibilité, ma dignité […] et même mon Directeur de Cabinet. Vous avez le choix de condamner un innocent et de m’acquitter en entrant dans l’histoire par la grande porte ».
Enfin, l’accusé a présenté des excuses publiques pour certains propos tenus à l’encontre des juges au cours des précédentes audiences.
« Il y a certes eu des tensions que le ministère public a qualifiées de propos discourtois. Je retire tous ces propos avec beaucoup d’humilités, car il s’agissait du Procès de ma vie et j’étais obligé de me défendre. Je reste très loyal Envers les institutions et envers mon pays, que je continuerai à servir », a-t-il rassuré.
Pour rappel, lors de cette huitième audience tenue mercredi, le dernier renseignant dans le procès, responsable du département de contractualisation et d’innovation juridique de la Rawbank, lors de son audition, Hervé Sosongo, a confirmé l’existence à leur banque d’un compte courant, ouvert sous l’intitulé « Zion Construction SARL », c’est qui met une fois des doutes sur un probable détournement de ces fonds. L’arrêt de la cour est attendu le 27 août prochain.
Luc Lukandjila