
Débuté le 28 janvier à Kinshasa, l’atelier national consacré à l’initiative « Système d’Alerte Précoce pour Tous » (EW4All) s’est clôturé le jeudi 29 janvier, en présence de l’ensemble des acteurs impliqués.
À l’issue de ce rendez-vous national majeur, porté par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani Lukoo Bihango, en collaboration avec les Nations-Unies, une feuille de route nationale fondée sur les quatre (04) piliers du système d’alerte précoce a été élaborée par les participants. Cet aboutissement permet à la République démocratique du Congo de franchir une étape cruciale dans la prévention et l’anticipation des risques de catastrophe.
Les priorités identifiées dans cet outil stratégique portent notamment sur :
- la consolidation du cadre institutionnel et légal de la gestion des risques de catastrophe ;
- l’élaboration et la mise à jour d’une cartographie nationale multi-risques ;
- le renforcement des capacités de la protection civile et des services techniques sectoriels.
Prenant part à la cérémonie de clôture, Bruno Lemarquis, Chef de la MONUSCO, a exhorté le gouvernement Congolais à adopter une approche inclusive et multisectorielle de la gestion des risques de catastrophe, condition essentielle pour garantir des résultats concrets et durables.
De son côté, le Représentant du Secrétaire général des Nations-Unies pour la réduction des risques de catastrophe, Kamal Kishore, a souligné que seule une mise en œuvre soutenue et accélérée de l’initiative EW4All permettra d’éviter, à court et à long terme, des dégâts majeurs liés aux catastrophes récurrentes observées dans plusieurs régions du pays.
Clôturant les travaux au nom de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, le Vice-Premier Ministre Jacquemin Shabani Lukoo s’est réjoui des résultats obtenus par le groupe d’experts, notamment en matière de renforcement des capacités de la protection civile. Il s’est engagé, au nom du Gouvernement, à traduire l’ensemble des résolutions issues de cet atelier en actions concrètes.
Exposée à de multiples risques, combinés à une vulnérabilité socioéconomique accrue, la République Démocratique du Congo dispose désormais, à travers ce cadre stratégique orienté vers l’action, d’un investissement majeur pour la protection des populations et le renforcement de la résilience nationale, en vue de réduire significativement les pertes humaines et économiques.
Dodo MATHE