mardi, décembre 9

Procès Roger Lumbala : la grève de faim levée, la Cour poursuit l’examen du dossier

La Cour d’assises de Paris a repris, ce lundi, l’examen du dossier visant l’ancien homme politique congolais Roger Lumbala, poursuivi en France pour des faits présumés de crimes contre l’humanité.

Dès l’ouverture de l’audience, la Cour a fait mention du refus du prévenu à comparaître. Roger Lumbala estime à nouveau que le juge d’instruction n’aurait pas respecté « les conditions préalables prévues par l’article 689 du Code de procédure pénale française », texte encadrant la compétence des juridictions françaises pour les crimes internationaux. La Cour a acté cette information, sans que cela ne bouleverse la poursuite des débats.

Fin de la grève de faim

La cour a par ailleurs annoncé avoir été informée par les services pénitentiaires que Roger Lumbala a suspendu sa grève de faim vendredi 28 novembre 2025. Ce mouvement avait été initié par le prévenu pour dénoncer, selon lui, des irrégularités de procédure.

Reprise des auditions des témoins

L’audience s’est poursuivie avec l’audition de plusieurs témoins, appelés à contribuer à l’établissement des faits reprochés à l’ancien chef de groupe armé. Malgré l’absence persistante du prévenu, la Cour a rappelé sa détermination à poursuivre les débats afin de faire émerger la vérité judiciaire.

La semaine précédente, plusieurs audiences avaient été tenues à huis clos, afin de permettre l’audition de victimes de viols et de violences sexuelles. Une mesure strictement encadrée, destinée à protéger la dignité et la sécurité des personnes entendues.

Un procès qui avance, malgré les tensions

Alors que les témoignages se succèdent et que la Cour avance méthodiquement dans l’examen du dossier, les enjeux du procès restent considérables. Entre contestations procédurales, absences répétées du prévenu et récits de violences extrêmes, chaque audience rappelle la gravité des faits examinés.

Reste désormais à savoir si, dans la suite du procès, Roger Lumbala acceptera de comparaître pour répondre aux questions de la Cour.

Rédaction

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