jeudi, janvier 15

Peine de mort contre Joseph Kabila : LGD et alliés considèrent cette réquisition d’une menace contre un ancien Chef de l’Etat et appelle les défenseurs des droits de l’homme au refus

Leadership et Gouvernance pour le Développement « LGD » et alliés, parti politique de l’opposant Augustin Matata Ponyo réagit à son tour au réquisitoire de la peine de mort avancé par le ministère public de la haute cour militaire Congolaise, contre l’ancien Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange.

Dans sa déclaration rendue publique dimanche 24 août 2025, le regroupe politique LGD et alliés dit l’avoir suivi avec inquiétude comme tous les congolais, et déclarent que : cette réquisition de la peine de mort, dans un procès digne d’une comédie est une menace première contre un ancien Chef d’Etat dans notre pays, depuis l’exécution du Héro national, l’ancien Premier Ministre, Patrice Emery Lumumba en 1961, après avoir été traité de crapaud par ses détracteurs. Selon LGD, depuis la rupture de la coalition FCC-CACH, ils ont été tous témoins d’une succession des mesures prises contre l’ancien président Joseph Kabila, sa famille biologique, ainsi que famille politique. Mais aussi contre tous les opposants politiques en RDC, notamment Augustin Matata Ponyo, Président national du LGD et alliés, dont la condamnation scandaleuse est intervenue au terme d’un procès similaire conduit en violation de la constitution et des lois de la République.

Dans un Etat de droit, selon ce parti politique d’opposition, nul ne devrait craindre pour sa vie pour avoir exprimé une opinion, défendue une idée ou contestée pacifiquement l’ordre établi. Et pourtant, nous voici confrontés à une situation inacceptable : la peine de mort contre un opposant politique.

Ce réquisitoire n’est pas seulement un affront à la justice, elle est une attaque directe contre la démocratie, contre la liberté d’expression et contre les droits fondamentaux. La peine de mort, où qu’elle soit appliquée est une sanction irrésistible, inhumaine et moralement injustifiable. Mais, lorsqu’elle est utilisée contre un citoyen dont le seul crime est d’avoir exprimé un désaccord avec le pouvoir en place, elle devient un instrument de terreur politique et qu’aucun régime ne peut prétendre à la légitimité lorsqu’il intimide, menace, condamne injustement ou tué ses opposants. Mais aussi, aucun gouvernement digne ne peut se dire démocratique lorsqu’il réduit au silence ceux qui le contestent par les moyens démocratiques.

En réclamant la peine de mort contre un opposant, on ne cherche pas la justice. On cherche à éteindre une voix, à installer la peur dans le peuple. C’est une logique de dictature, pas de République. A travers ce procès, ce n’est pas seulement un homme qu’on a jugé, mais c’est une opinion qu’on veut exclure de la sphère publique de notre pays et cela, nous ne pouvons pas accepter.

Par voie de conséquence, LGD appelle au rejet immédiatement et sans condition de ce réquisitoire iniqué par la Haute Cour militaire et appellent aussi à la mobilisation de toutes les consciences, de tous les défenseurs des droits humains, en RDC comme à l’international, pour refuser cette dérive mortifère. Car, une justice véritable ne tue pas la dissidence, elle protège, elle l’écoute, elle s’en nourrit.

Enfin, LGD réitèrent son appel à un dialogue inclusif sous l’égide de la CENCO-ECC afin de sortir la RDC de cette crise qui prend de plus en plus une trajectoire dangereuse susceptible d’hypothéquer le devenir de notre pays.

Rappelons que, pour « haute trahison » : crime de guerre, organisation d’un mouvement insurrectionnel, et complot contre la République, la haute cour militaire avait requis vendredi 22 août 2025 la peine de mort à l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange.

Luc Lukandjila

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