
L’Office pour le Développement du Café (ODECA) a tiré la sonnette d’alarme le mardi 18 novembre 2025, à Bujumbura, lors d’une réunion d’évaluation de la campagne café 2025-2026.
Cette réunion qui a rassemblé les différentes parties prenantes dans la filière café, a également vu la participation des représentants du Ministère des ressources minières, énergétiques, de l’industrie, du commerce et du tourisme, ainsi que du Bureau d’Études Stratégiques et de Développement (BESD).
Le Directeur Général de l’ODECA, Oscar Uwikunda, a précisé que jusqu’à présent, son office a déjà transféré une somme considérable de 28,557,481,700 BIF aux structures financières. De l’autre, seuls 23,035,878,887 BIF (soit environ 81% du total) sont effectivement parvenus aux comptes des producteurs.
« Les 19% restants correspondent à des fonds qui ont été retournés suite au fait que certains caféiculteurs ont fourni des comptes ou des numéros de téléphones qui ne correspondent pas à leurs noms ou qui ne sont pas vrais », a expliqué M. Uwikunda.
Il a fait savoir que du côté du secteur privé, le taux de paiement avoisine 70%, avec les mêmes types d’irrégularités.
Face à ce constat, une décision ferme a été prise en réunion : tous les caféiculteurs doivent avoir intégralement perçu leur dû au plus tard le mardi 25 novembre 2025.
Pour résoudre le problème des coordonnées bancaires erronées, l’ODECA lance un appel urgent. Les caféiculteurs qui ont vendu leur café cerise dans les stations de dépulpage-lavage de l’ODECA sont invités à se présenter les mercredi 19 et jeudi 20 novembre 2025 munis de leurs numéros de compte ou Lumicash, en veillant à ce qu’ils soient correctement enregistrés à leur nom.
Oscar Uwikunda a également interpellé les banques et les institutions de microfinance. Il leur a demandé de procéder endéans trois jours au transfert automatique des fonds vers les comptes des caféiculteurs.
« Il a été constaté qu’il y a de l’argent qui est transféré sur les comptes des banques et/ou micro-finances et qui passe 1 ou 2 semaines sans parvenir sur les comptes des caféiculteurs », a-t-il déploré, recommandant une accélération des procédures pour respecter l’échéance du 25 novembre 2025.
Dodo MATHE