
Le rapport publié le mercredi 20 août 2025 par l’organisation non gouvernementale (ONG) Britannique, Human Rights Watch, accuse l’AFC M23 et leurs alliés d’avoir massacrés plus de cent quarante (140) civils en majorité des communautés Hutu et Nande dans quatorze (14) villages situés près du Parc National des Virunga, en province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC.
Selon des témoignages, ces attaques ont visé des villages et zones agricoles, des exécutions brutales ont été rapportés. Plusieurs civils auraient été tués à la machette ou par balles près d’une rivière. Une survivante raconte avoir échappé en se jetant dans l’eau, tandis qu’un autre témoin affirme avoir vu sa femme et ses quatre (04) enfants âgés de neuf mois à dix ans être abattus. Ces massacres ont eu lieu en juillet et mi-août 2025 dans la région de Rutshuru, et que le bilan pourrait dépasser trois cent (300) victimes.
Human Rights Watch a interrogé trente-six (36) personnes par téléphone, dont vingt-cinq (25) témoins, ainsi que des habitants locaux, des travailleurs médicaux, des militaires, du personnel des Nations-Unies, et d’autres sources informées. Human Rights Watch a analysé des vidéos et photographies pertinentes, consulté des médecins légistes et corroboré les récits en utilisant des cartes et des images satellites.
Ces atrocités surviennent en plein processus de négociation de paix soutenus par les États-Unis d’Amérique et Qatar, une nouvelle nouvelle qui rend la situation plus préoccupente.
L’ONG Human Rights Watch appelle à des sanctions renforcées, à la poursuite des responsabilités et à l’envoi d’experts médico-légaux dans des zones sous contrôle de l’AFC/M23 et leurs supplétifs. Elle souligne toutefois que ces informations restent difficiles à vérifier de manière indépendante.
Luc Lukandjila