
C’était à l’unanimité le dimanche 14 Décembre, lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement tenue à Abuja, au Nigéria.
Une décision qui va dans le bon sens et qui protège les Etats démocratiques contre les agressions de déstabilisation, à l’exemple de l’épisode Béninoise du 07 décembre 2025. A l’évidence cette séquence du Bénin redonne un certain élan à l’organisation.
Cependant, la CEDEAO est très attendue par la population communautaire sur l’épineuse question des présidents qui s’accrochent au pouvoir, en dépassant la limite de mandats par la manipulation de la Constitution, en excluant des candidats et en organisant des fraudes massives lors des élections, en violation de son protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance.
Si la CEDEAO continue à éviter d’affronter cet autre fléau, elle laisse ainsi prospérer les frustrations sur lesquelles s’appuient des initiatives de déstabilisation. L’enjeu va au-delà de la démocratie, c’est la survie même de nos Etats.
Dodo MATHE