vendredi, juillet 12

Mambasa : paralysie d’activités socio-économiques et scolaires à Ndjiapanda-Bella et Lukaya

Les activités socio-économiques et scolaires sont restées paralysées jeudi 06 juin 2024 sur l’axe Ndjiapanda-Bella jusqu’à Lukaya, en chefferie des Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, province de l’Ituri. On est déjà en la deuxième journée de paralysie d’activités. Cela est consécutif à l’instabilité sécuritaire dans la zone.

Selon Djibril Bulamuzi de la société civile civile de Lukaya au sud de Mambasa, il évoque le problème de l’insécurité perpétrée par les présumés ADF qui rodent dans les environs. Cette situation bloque la passation des épreuves du second semestre dans des écoles secondaires et au niveau des écoles primaires où l’année scolaire est aussi au crépuscule. Il demande aux forces conjointes FARDC-UPDF de pacifier la zone pour que les habitants vaquent a leurs occupations.

« Sur l’axe Ndjiapanda Bella-Lukaya tout est paralysé depuis l’attaque de Masau, une entité qui est proche des groupements Mambembe et Bangole. Les enfants ne partent plus à l’école. Nous manquons que faire car l’ADF rode les environs, les forces conjointes FARDC-UPDF présentes dans la zone devront pacifier la zone pour que la population vaque à ses occupations précise », déclare Djibril Bulamuzi.

La même situation est vécue à Ndjiapanda-Bella, chef-lieu du groupement Mambembe au sud de Mambasa où depuis l’attaque de la localité voisine de Masau en limite avec le territoire de Beni du côté du Nord-Kivu les activités socio-économiques et scolaires sont paralysées voilà deux jours.

Précisons que ce même jeudi, les habitants de Ndjiapanda-Bella ont passé une journée sans activité afin d’inhumer les quatre (04) civils originaires de Ndjiapanda-Bella qui ont été massacrés pendant les incursions des ADF à Masau faisant une dizaine de civils tués.

Musoki Kinyongo Janvier, chef du groupement Mambembe invite l’armée à tout faire afin de pacifier les environs de Masau. En présent, les entités environnantes de Masau sont toujours vidées.

Yves Romaric Baraka

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