
Les opérations menées par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) contre les milices Mobondo à Mai–Ndombe, dans la partie Ouest du pays ont poussé cinq (05) combattants Mobondo dont une femme à déposer volontairement les armes mardi 08 juillet dernier.
L’information a été livrée mercredi 09 juillet 2025 par le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole des opérations Ngemba qui précise que, cette reddition est le fruit de la pression soutenue exercée par les troupes des FARDC dans la zone, dans le cadre des opérations « Ngemba », déployées notamment sur l’axe Bagata–Kwamouth, un corridor stratégique de la lutte contre les groupes armés dans cette région.
Fatigue et désillusion dans les rangs Mobondo
Ce speaker de l’armée dans cette partie du pays affirme également que les ex-combattants, interrogés peu après leur reddition, ont déclaré être épuisés par de vie qu’ils mènent en brousse, mais surtout désabusés face aux promesses non tenues de leurs dirigeants.
« Nous avons été manipulés. Ceux qui nous poussent à nous battre ne vivent pas ce que nous vivons. Nous voulons désormais revenir à une vie normale », a déclaré l’un d’eux.
Selon leurs témoignages, plusieurs autres combattants se trouveraient actuellement dans des fermes isolées au village de Menko, également désireux d’abandonner la lutte armée.
L’occasion pour le commandement des opérations Ngemba d’appeler les combattants encore actifs dans la brousse à suivre cet exemple.
« Ceux qui continuent à suivre ces leaders qui les exploitent et les envoient au feu gratuitement doivent comprendre qu’ils sont manipulés. La porte est encore ouverte. Ils peuvent déposer les armes, sortir de la brousse et contribuer à reconstruire le pays », a lancé Antony Mualushayi.
Mais aussi, les autorités militaires assurent que les ex-combattants seront traités conformément aux engagements pris par l’État Congolais en matière de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Ils seront désarmés, cantonnés dans des centres et réorientés vers des activités civiles, dans le but de favoriser leur réintégration dans la société.
Yves Romaric Baraka