
C’est un discours qui fera date dans les annales de la géopolitique africaine. Devant ses pairs et les délégations de la Confédération, le Capitaine Ibrahim Traoré a utilisé une métaphore saisissante pour décrire les menaces qui pèsent sur notre région : « L’Hiver Noir ».
Le Président du Burkina Faso a établi un parallèle historique inquiétant. Après les déstabilisations du « Printemps Arabe », il avertit le continent contre un nouveau phénomène dévastateur ciblant spécifiquement l’Afrique de l’Ouest.
« J’ai décidé de l’appeler Hiver Noir : un hiver froid, sanglant et meurtrier », Capitaine Ibrahim Traoré.
Pour le Capitaine Traoré, la création de l’Alliance des États du Sahel n’était pas un choix de circonstance, mais une nécessité vitale de survie. Son message est clair : l’AES est la seule protection contre ce chaos programmé.
Les leaders sahéliens ont senti l’arrivée de cet « hiver » de violence et de déstabilisation avant qu’il ne s’installe définitivement.
L’Alliance (AES) représente ces remparts et ces protections que le Mali, le Burkina et le Niger ont bâtis ensemble pour mettre leurs peuples à l’abri. Le Capitaine a été sans équivoque : sans cette union et ces mesures de précaution, le bilan humain pour la région aurait été catastrophique.
Le terme « Hiver Noir » renvoie aux tentatives de déstabilisation extérieure, au terrorisme et aux pressions économiques visant à briser la souveraineté des nations sahéliennes. Par ce discours, le Capitaine Traoré appelle à une vigilance absolue : l’heure n’est plus aux doutes, mais à la consolidation de nos « manteaux » protecteurs.
Dodo MATHE