mardi, août 9

Les déficits de la RDC malgré son adhésion dans des organisations régionales

La République Démocratique du Congo a adhéré à la Communauté d’Afrique de l’Est depuis le 27 février 2021. Bien qu’elle ne pas directement géographiquement membre, ce pays pourra bénéficier de plusieurs avantages mais qui semblent l’empêcher à atteindre ces avantages suite à son instabilité causée par l’insécurité qui freine son économie.

Selon Kambale Ngeleza Remacle, expert en économie primaire et responsable d’une entreprise caféière en ville de Beni dans la province du Nord-Kivu, le gouvernement congolais devrait d’abord songer à la restauration de la paix sur son territoire avant d’adhérer à des organisations régionales.

Ceci pourra permettre à la RDC de présenter un important marché à des pays membres de cette communauté et qui sera bénéfique à sa population. Il estime que le faite pour la RDC d’adhérer à l’EAC pendant qu’elle est déstabilisée par l’insécurité pourra l’empêcher d’accéder aux mêmes bénéfices que les autres membres.

Ceci pour le faite que la RDC, dans sa province du Nord-Kivu, grâce à la fertilité de son sol, est favorable à des activités agricoles de grande empleur bien développée, peut arriver à nourrir « la moitié de la population mondiale ». Malheureusement, cette province et ses alentours sont secoués par l’activisme des groupes armés, situation qui fait reculer le développement économique de cette région. La population ne plus à mesure de produire des biens susceptibles d’être exportés. Des entreprises d’exportation des café et autres peoduits sont tombées en faillite ou sont en soufrance. Celles de cacao qui semblaient relever l’économie de la région sont également en voie de fermeture car les cultivateurs ont été contraints d’abandoner leurs champs suite aux fouillant les tueries des rebelles de forces démocratiques alliées (ADF).

 » Nous sommes incapables de rétablir la paix dans notre pays pour que la population travaille, alors qu’est ce que nous allons présenter sur le marché étranger? Nous sommes dans les affaires, chaque pays cherche à tirer ses avantages économiques. Si la main droite a une perte, la main gauche est contente parce qu’elle va récupérer ce qui est perdu par la droite. Lorsque nous adhérons là avec la position de faiblesse, notemment l’epidemie à virus Ebola et l’insécurité, ces pays vont tirer beaucoup d’avantages parce-que nous on y sera dormant. Ces pays nous déstabilisent en créant leurs groupes armés parce qu’ils savent que lorsque nous sommes déstabilisé, eux tirent des nombreux avantages. Ça sera la même chose avec notre adhésion à l’EAC… », a expliqué l’économiste Kambale Ngeleza.

Par ailleurs, cet analyste évoque aussi le changement de mentalité des congolais pour bénéficier des avantages d’adhérer à des organisations régionales. Il dénonce « la fraude à outrance et la corruption », dans lesquelles se distingueraient certains services de l’État, surtout situés à la frontière.

Toute fois, il espère à la nouvelle réglementation économique dans le commerce régional des pays membres, au lieu d’une réglementation « sentimentale ». Il précise que la fraude a un impact négatif sur les affaires des exportateurs officiels.

Tout comme la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la RDC a adhéré à l’EAC, bien qu’elle ne pas géographiquement membre. Son adhésion a été adoptée par les Chefs d’États de cette communauté régionale, lors de son 21eme sommet par vidéoconférence, le 27 février 2021.

L’EAC a été créée en 2000. Elle est désormais formée par 7 pays à savoir le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, la RDC, le Rwanda, le Soudan du Sud et la Tanzanie.

Delphin Mupanda

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