
Le mardi 13 janvier 2026, le Sénat Burundais s’est réuni en assemblée plénière à Gitega, sous les auspices du Président du Sénat, Gervais Ndirakobuca. L’objectif était d’analyser et d’adopter un projet de loi portant ratification par la République du Burundi, de la convention pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales entre le gouvernement du Burundi et le Gouvernement du Royaume du Maroc, signée le 12 mai 2025 à Rabat.
Au cours de cette séance plénière, le Ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et de la coopération au développement, Edbiziman, était l’invité pour l’exposé des motifs de ratification de cette convention.
Le Ministre a indiqué que les relations bilatérales entre le Burundi et le Maroc se portent bien. Il a souligné que le Burundi peut tirer profit de l’expérience et des connaissances du Maroc, notamment dans le domaine de l’énergie, en particulier les énergies renouvelables, ainsi que dans le secteur de l’éducation, surtout en matière de formation et de renforcement des capacités du personnel.
M. Edbiziman a précisé que l’adoption de ce projet de loi permettra l’ouverture d’opportunités aux investisseurs Burundais désireux d’effectuer des échanges commerciaux avec leurs homologues marocains, notamment à travers divers produits tels que les fruits, le thé, le café, ainsi que les produits miniers.
Il a également mentionné que des étudiants burundais se rendent au Maroc pour poursuivre leurs études et renforcer leurs compétences. Il a ajouté que « le Maroc a affirmé sa volonté de construire un centre de la jeunesse au Burundi afin d’offrir aux jeunes un espace de rencontre et d’échanges ».
Le Ministre a informé que le Burundi a jugé bon de ratifier cette convention afin de faciliter les investissements des Marocains désireux d’investir au Burundi, ainsi que ceux des investisseurs burundais souhaitant se rendre au Maroc, en leur évitant de payer des taxes dans les deux pays. Il a ajouté que cette convention permettra de reconnaître officiellement que les impôts ont été acquittés dans le pays d’origine.
Après analyse et débats enrichissants, le projet de loi portant ratification par la République du Burundi, de la convention pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales entre le Burundi et le Maroc a été adopté à l’unanimité par le Sénat Burundais.
Dodo MATHE