
Lors du débat du lundi 26 janvier au Conseil de sécurité de l’ONU, débat public de haut niveau du Conseil de sécurité sur « Réaffirmer l’État de droit international : les voies pour revitaliser la paix, la justice et le multilatéralisme », le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a réaffirmé l’engagement inébranlable de l’Afrique en faveur du multilatéralisme et de l’État de droit international.
« L’Afrique sait par expérience que les défis mondiaux : conflits, changements climatiques, terrorisme, pandémies, pauvreté, ne peuvent être résolus par aucun État agissant seul », a-t-il souligné.
Le Président a, en outre souligné que le droit international doit être appliqué avec une conscience historique, y compris l’héritage du colonialisme et les inégalités structurelles persistantes.
M. Youssouf a souligné que l’engagement de l’Afrique en faveur de la paix est concret : des contributions de troupes et des sacrifices sur le terrain au recours accru aux mécanismes juridiques plutôt qu’à la force, en passant par un partenariat renforcé entre l’ONU et l’UA dans le cadre de la résolution 2719. Le Président a observé qu’en dépit de tout cela, une injustice fondamentale demeure.
« Quatre-vingts ans après la création de l’ONU, l’Afrique, avec ses 1,4 milliard d’habitants et 55 États, n’a toujours pas de siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Ce n’est pas seulement injuste envers l’Afrique ; cela affaiblit la crédibilité du Conseil », a-t-il déclaré.
Il a conclu en soulignant que « la revendication unie de l’Afrique est claire : une représentation permanente avec toutes les prérogatives, pour l’équité, l’efficacité et la correction historique ».
Dodo MATHE