
Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a annoncé, lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2025, que l’année 2026 sera dédiée à des concertations nationales sur l’avant-projet de loi portant sur les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, conformément à l’article 39 de la Constitution.
Cette initiative vise à refonder le cadre juridique des partis pour renforcer leur crédibilité, représentativité et contribution démocratique, en structurant le système partisan pour plus de lisibilité, stabilité institutionnelle et transparence, notamment dans le financement.
Les concertations, inclusives et participatives, associeront partis politiques, société civile, autorités traditionnelles et religieuses, universitaires, experts, jeunesse, femmes et forces vives, afin d’atteindre un consensus sur un texte équilibré respectant les libertés publiques.
Elles s’inscrivent dans le processus de refondation issu des Assises nationales de la Refondation de décembre 2021, après la prolifération de plus de 200 partis, souvent sans ancrage idéologique, et suivent la dissolution des partis en mai 2025 après des consultations en avril 2025.
Un rapport d’audit de la Section des Comptes de la Cour suprême, publié le 31 décembre 2025, a révélé une opacité dans le financement public des partis, avec plus de 24,6 milliards de FCFA versés de 2000 à 2019, plus de la moitié des partis n’ayant pas déposé leurs comptes et 13 captant 78 % des subventions, préconisant une refonte avec clauses de dissolution automatique.
Cette réforme, pilier de la Transition, cherche à moraliser la vie publique, restaurer la confiance, rompre avec les pratiques passées fragilisant l’État, et favoriser la sécurité, la souveraineté, la justice sociale et le développement économique.
Dodo MATHE