mardi, décembre 9

Kinshasa : le président de l’Assemblée Nationale saisi sur la crise sécuritaire dans les moyens et hauts-plateaux de Fizi et Mwenga

Une motion d’information relative à la crise humanitaire dans les moyens et hauts-plateaux de territoires de Fizi, Mwenga, en province du Sud-Kivu, a été déposée au président de l’Assemblée nationale, lundi 10 novembre 2025, par le député Basoshi Lubwe Théophile, élu du territoire de Fizi.

« Nous avons été alertés par le bureau de la société civile de Fizi, selon laquelle, en date du 04 au 07 novembre de l’année en cours, il s’est observé des affrontements entre les groupes armés Twirwaneho, Red-Tabara, M23/AFC soutenus par le Rwanda, contre FARDC en coalition avec les groupes armés Wazalendo », introduit cet élu du peuple.

A en croire Théophile Basoshi, ces affrontements ont engendré à ce jour des conséquences négatives sur la vie de la population sur le plan matériel qu’humain.

« On enregistre des déplacements massifs de la population, la destruction des infrastructures sociales de base », a-t-il précisé.

A titre illustratif, le député cite le village de Ngezi qui a été complètement dévasté par les belligérants au conflit, le centre de santé se trouvant dans le village Tuwe Tuwe dans la zone de santé d’Itombwe, aire de santé de Mikenge a été complètement dépouillé de ses matériels importants dont les médicaments, les lits,… Au moins 552 ménages des déplacés enregistrés, environ 3452 personnes déplacées et forcées de quitter leurs villages vers les villages voisins, craignant d’être persécutés. Les déplacés sont répertoriés dans les villages de : forêt de Bikyaka, forêt de la rivière Anunga, tout près du village Kanguli, village Bilendé, Kanguli, Mulima, Abala et d’autres dans le village de point zéro et massif d’Itombwe.

Le député Théophile Basoshi tient à préciser que depuis le mois de mars 2025, le village de Madegu/Minembwe-Centre, est sous occupation des rebelles de Twirwaneho, AFC/M23 en collaboration avec les Red-Tabara (rebelles Burundais). La population est abandonnée sans aucune assurance en médicaments, vivres et non-vivres. Des cas de malnutrition chez les femmes enceintes et les enfants sont déjà signalés.

« Nous dénonçons une fois de plus les violations et abus des droits humains dont la population du moyen, et les hauts-plateaux de Fizi, et Mwenga demeure victime », déplore Théophile Basoshi.

Tout en saluant les efforts des FARDC et des Wazalendo et tenant compte de la situation de précarité humanitaire qui prévaut dans la zone, vu la nécessité et l’urgence, il plaide auprès du Bureau de l’Assemblée nationale de solliciter le gouvernement une assistance humanitaire urgente à cette population qui passe nuit à la belle étoile et dans des familles d’accueils incapable de soutenir les déplacés, aussi un renfort des éléments des FARDC pour sécuriser cette partie du pays.

Luc Lukandjila

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