jeudi, juin 20

JI des PVH : Hortense K. Maliro remercie les Nations-Unies qui ont su montrer à la face du monde que la personne handicapée doit jouir pleinement de sa vie meilleure

Madame Kavuo Maliro Hortense, représente légale de l’Association pour l’Intégration de l’Handicapé Physique, AISHP en sigle, remercie les Nations-Unies qui ont su montrer à la face du monde que la personne vivant avec handicap est comme toutes les autres et qu’elle doit jouir pleinement de sa vie meilleure et dans un environnement inclusif.

Elle l’a dit dimanche 03 décembre 2023 à Kinshasa, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des personnes vivant avec handicap qui se célèbre le 03 décembre de chaque année, où le thème qui a été est : “Unis dans l’action pour sauver et réaliser les objectifs de développement durable pour, avec et par les personnes handicapées”.

D’après elle, le thème retenu pour cette année 2023 met l’accent sur l’Objectif du Développement Durable (ODD) qui prône l’accès de tous à une éducation de qualité sur un pied d’égalité et promouvoir la possibilité d’apprendre tout au long de la vie.

“Je suis très heureuse étant personne handicapée d’avoir participé à cet objectif de développement durable à travers les actions que nous menons au sein de AISHP parce que depuis sa création, voilà 20 ans, on a eu à donner des bourses d’études aux personnes vivant avec handicap. Plus de 1084 bourses d’études ont été données au niveau primaire, secondaire et universitaire pour booster leur apprentissage et aujourd’hui pour promouvoir l’éducation inclusive, je suis promotrice d’une école WE Are the World School, une école inclusive qui fait la fierté de la province du Nord-Kivu”, s’est réjouie Kavuo Maliro Hortense.

Et d’ajouter : “Aujourd’hui avec l’accent sur l’éducation inclusive, il y a eu 2024 enfants qui ont été formés à l’école dont 20% de cet effectif sont des personnes handicapées. Donc, aujourd’hui je me sens fière d’apporter ma contribution dans l’accomplissement des objectifs de développement durable”.

Cette dame interpelle par ailleurs tout le monde qu’il faudrait arriver à donner la qualité de l’enseignement qui ne doit pas être faite cas par cas mais dans un monde inclusif. C’est-à-dire qu’on doit adapter la formation pour tous ensemble qu’on soit personne handicapée, aveugle, sourde donc toutes les catégories des personnes handicapées qui sont connues qu’elles puissent profiter de l’apprentissage pour tous.

De l’utilisation du numérique dans le système éducatif

Pour madame Hortense Kavuo Maliro, les enseignants doivent être axés sur le numérique qui permet aux personnes handicapées d’apprendre même en distance et que ces enseignants puissent être à mesure d’utiliser les outils numériques quand ils donnent leurs enseignements au niveau primaire, secondaire et universitaire.

“En tout cas le numérique au niveau de We Are the World School, nous avons dépassé cette option en faisant de cette école, l’une des écoles inclusives où les enseignants connaissent le numérique. Ils ont des notions sur la psychologie des personnes handicapées. Même s’ils sont des pédagogues, ils doivent être formés sur différentes disciplines pour accueillir toutes ces personnes handicapées afin qu’elles puissent s’épanouir dans une société inclusive pas isolée mais que ça soit inclusive”, a-t-elle souligné.

De la participation des personnes handicapées dans le processus en cours en RD Congo

Hortense Kavuo Maliro, à l’occasion du processus électoral que la République Démocratique du Congo traverse, encourage les candidates personnes handicapées d’arriver à se battre pour occuper les postes de décision .

“Tant que nous ne serons pas représentés aux postes de décision, on aura pas à bien implanter cette inclusion car nous ne saurons pas arracher notre droit et participer à l’applicabilité de la loi portant protection des personnes handicapées parce que ce nous mêmes qui devons nous battre pour que cette loi soit appliquée. Car ce ne sont pas les autres qui doivent l’appliquer pour nous et que ce nous qui devons faire de notre mieux pour que nous puissions arriver à l’applicabilité de cette loi », a ajouté la représentante légale de l’AISHP.

Et de chuter : “Je sais que ce n’est pas facile mais nous pensons que, si nous prenons les choses en main, nous allons y arriver. Moi je suis parmi les femmes qui sont toujours les femmes d’espoir, je sais que l’avenir nous réserve un meilleur monde, où toute personne aura sa place et incluse dans l’ensemble”.

Dodo Mathe

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