samedi, décembre 6

Ituri : suspension d’octroi des attestations de perte de pièce en chefferie de Babila-Bakwanza

L’octroi des attestations de perte de pièces d’identité est suspendu sur toute l’étendue de la chefferie de Babila-Bakwanza, territoire de Mambasa, province de l’Ituri.

Cette décision a été rendue publique après une réunion de sécurité élargie aux membres de la société civile et au conseil de la jeunesse tenu l’après midi du jeudi 21 avril dernier à Lolwa sur la RN 4 en chefferie des Babila-Bakwanza en ituri .

Cette réunion a réuni Jean Sebho Amisi chef de groupement des Babila-Bakaiku et président du comité local de la sécurité de cette entité en collaboration avec d’autres membres de comité local de sécurité restreint, les chefs de villages, la société civile, la jeunesse et représentant des associationsdans l’objectif de faire l’Etat de lieux sécuritaire après la traversée des présumés combattants d’Allied Democratic Forces (ADF) à ciel ouvert sur le pont de la rivière Ituri.

Au cours de ladite réunion, il a été constaté l’octroi des attestations de perte de pieces APP, en sigle par certains agents de la chefferie des Babila-Bakwanza.

Outre ces octrois des APP, il a été constaté des cas des tracasseries par certains agents de l’ordre au niveau de la barrière Lolwa.

Voyant les mouvements des populations qui fuient les atrocités des combattants ADF aux environs avec les risques d’infiltration des hommes armés, les participants à cette rencontre ont du coup pris la décision de suspendre jusqu’à nouvel ordre l’octroi des attestations de perte de pièce et aux agents commis à la barrière d’éviter les cas de tracasserie à la barrière de Lolwa mais de bien identifier les passagers et leur laisser libre passage sans condition, a laissé entendre Kisindo Babanote Faustin rapporteur de la société civile chefferie des Babila-Bakwanza.

Soulignons que depuis la dernière attaque des ADF vers le pont Ituri, il y a quelques semaines sur la RN 4, Lolwa et environs ne cessent de recevoir un nombre accentué de déplacés.

Yves Romaric Baraka

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