
Christophe Munyanderu, activiste de droits de l’homme au sein de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH), reçoit des menaces d’arrestation de la part de certains responsables militaires des FARDC.
Depuis jeudi 29 janvier 2025, ce défenseur des droits humains reçoit des appels de militaires cherchant à le localiser. Alerté, Christophe s’est mis à l’abri pour sa sécurité.
« J’ai reçu le premier appel hier après-midi. C’est là que j’ai compris que j’étais recherché. Ils voulaient savoir où j’étais. Aujourd’hui, des habitants m’ont aussi conseillé de me cacher car des militaires me recherchent », a déclaré le défenseur des droits humains, qui vit en clandestinité.
Selon nos sources, ce défenseur des droits humains est accusé d’avoir dénoncé les massacres de civils récemment perpétrés dans plusieurs villages de la chefferie des Walese-Vonkutu, dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri.
Il convient de noter que, selon la CRDH, lors des recherches de corps en brousse, les militaires FARDC n’ont pas assuré la sécurité des civils, une situation dénoncée et condamnée par cette organisation de défense des droits humains.
Depuis cette dénonciation, nous n’avons reçu aucune explication des autorités militaires malgré nos nombreuses tentatives pour les contacter.
Rédaction