
La prolifération des groupes armés dans le territoire de Mambasa, en province de l’ituri au Nord-Est de la RDC ne cesse de troubler la quiétude de la population.
D’après l’ONG Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH)/ Mambasa, c’est la population des chefferies des Babila-Babombi et Bakwanza qui sont victimes de la part des ces hors-la-loi qui viennent du Nord-Kivu pour s’installer dans cette partie de l’Ituri.
Ram’s Malikidogo point focal de cette structure de défense des droits de l’homme abordé lundi 19 janvier 2025 affirme que plusieurs groupes armés quittent le Nord-Kivu où l’ennemi M23 et ADF tue les citoyens Congolais et vient s’installer dans le territoire de Mambasa.
« Depuis les mouvements de ce dernier, voilà quelques semaines plusieurs cas de violation des droits humains dans cette partie de la République ne cesse d’être documentés », affirme Ram’s Malikidogo.
En termes de référence le 05 janvier dernier, une équipe de Wazalendo vers Mamulembo a arrêté arbitrairement deux (02) personnes puis les torturer avant que l’une ne meurt dans leur cachot et aucune enquête ni interpellation n’a été faite révèle la même source qui poursuit en indiquant que le 15 janvier un homme nommé Dona a été enlevé dans son champ par les Wazalendo de Kibenete à l’Est de Biakato. Mais aussi dimanche 18 janvier à Elota, un carré minier situé dans le groupement Bakaeku, deux groupes de Wazalendo se sont affrontés où plusieurs biens matériels et quantités d’or ont été pillés lors de cet accrochage.
Ainsi, la CRDH indique avoir documenté douze (12) groupes armés actifs dans le groupement Bakaeku, quatre (04) groupes dans le groupement Bangole, deux (02) groupes dans la chefferie des Babila-Bakwanza. Ces derniers exploitent l’or, coltat, bois et autres commerces illicites tout en commettant des exactions aux civils.
Face à cette prolifération des groupes armés, la CRDH alerte et interpelle les autorités sur les calvaires que traverse cette population qui a droit à la paix et exige la traque de tous ces groupes armés qui insécurisent la population.
Yves Romaric Baraka