
L’apparente disparition forcée de membres de la famille du militant de l’opposition guinéen Elie Kamano est profondément alarmante. Le bureau des Nations-Unies aux droits humains exhorte les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir leur retour immédiat et en toute sécurité auprès de leurs proches, à mener une enquête rapide, approfondie et impartiale sur leur disparition et à traduire les responsables en justice.
Des hommes armés seraient entrés par effraction au domicile de Kamano à Conakry dimanche vers 4 heures du matin et auraient emmené ses deux fils et ses deux neveux tous âgés de moins de 18 ans ainsi que son cousin adulte. Seul le plus jeune des enfants, âgé de 7 ans, a depuis été libéré.
Ce bureau appelle également les autorités à révéler le sort et le lieu où se trouvent au moins cinq autres personnes qui, selon nous, pourraient avoir été victimes de disparition forcée, parmi lesquelles les militants Foniké Mengué et Mamadou Billo Bah, l’ancien secrétaire général du ministère des Mines Saadou Nimaga et le journaliste Habib Marouane Camara.
Dodo MATHE