jeudi, février 29

Goma : une journée sans taxis motos et bus observée en grande partie

La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu s’est réveillée lundi 29 janvier 2024 sans taxis motos et bus suite à l’appel lancé par des taximen motards pour contester la mesure prise par la Mairie interdisant la circulation des motos au-delà de 18h00, pour lutter contre l’insécurité. Sur plusieurs axes routiers que notre reporter a pu fréquenter, seuls les piétons pouvaient être visibles sur la chaussée, pour se rendre à leurs postes d’occupation.

La grève a également touché d’autres secteurs notamment les activités socio-économiques et scolaires, qui ont été perturbés dans l’avant-midi. Des écoles, magasins et boutiques sont restés fermés. Quelques écoles ont renvoyé les enfants à la maison, par peur de représailles.

Quelques officines pharmaceutiques étaient ouvertes, malgré la situation qui a prévalu dans la matinée. Des taximen motards voire quelques habitants rencontrés ne jurent que sur la levée de cette mesure, instaurée par les autorités, qui selon eux ne tient pas compte de la vie quotidienne des habitants.

« Ce ne sont pas les motards qui causent l’insécurité, qu’ils cherchent bien la sécurité. Ce ne sont pas les motards qui sont à la base de l’insécurité en ville de Goma. Lorsqu’il sonne 17h, 18h, c’est maintenant qu’on cherche à se retrouver à 19h avec un petit tout peu, pour que les enfants trouvent à manger. C’est la moto qui est notre champ, quand vous nous limitez jusqu’à 18h, où allons-nous trouver l’argent, alors que nous sommes en crise ?. Cette mesure n’amène pas de solution, plutôt ça dérange la population, parce que la mesure a été prise suite à l’insécurité, mais jusqu’à présent l’insécurité se fait toujours constater, ce n’est pas dû aux taximen motards. Il a pris la mesure qui n’est pas responsable, qu’il lève ça le plus tôt possible, car si la population s’est décidée, c’est parce que ça choque tout le monde», se sont exprimés quelques habitants.

Vers le début de l’après-midi, quelques véhicules de privé, des taxis bus également commençaient à être visibles sur la route. Pas comme d’habitude, certains transports en commun ont fait le trafic avec des risques d’être perturbés par les organisateurs de la grève, expliquant celà par le vivre au quotidien.

Cependant, certains observateurs estiment que la journée sans taxis motos et bus a été respectée à 90 %, parlant d’un message fort aux autorités compétentes, pour trouver solution à la revendication des taximen motards.
Dans un communiqué rendu public samedi dernier, le maire de ville ad intérim a interdit toute manifestation organisée dans ce sens, appelant la population à vaquer librement à ses occupations.

Jocel Biryeka, depuis Goma

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