
Désormais la date du 3 mai de chaque année sera une journée commémorative et du recueillement, sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo en général et dans la province du Nord-Kivu en particulier. Ce, en mémoire des victimes des bombardements du M23, ayant ciblé les camps de déplacés à l’Ouest de la ville de Goma.
C’est ce qu’a révélé le Ministre des Droits Humains, Fabrice Puela, qui a représenté mercredi 15 mai le président Félix-Antoine Tshisekedi aux cérémonies funèbres des déplacés tués dans cette tragédie.
Au nom du chef de l’État, cet officiel a d’abord exprimé ses commissions aux familles des personnes tuées dans ces bombardements.
« C’est avec un sentiment de tristesse et de révolte, que nous prenons la parole devant cette auguste population traumatisée et en deuil et qui, une fois de plus pleure ses enfants tués non par des maladies naturelles, mais par des bombardements venus du camps des ennemis de la République, soutenus par le Rwanda. Le trois mai, restera une journée commémorative et du recueillement en République Démocratique du Congo, dans le Nord-Kivu et à Goma, en particulier », a annoncé, Fabrice Puela, ministre des droits humains.
Venu prendre part à cette activité, le Docteur Patrick Bala, acteur politique œuvrant dans la province du Nord-Kivu a salué l’action du gouvernement Congolais, d’inhumer les compatriotes avec honneur, en érigeant également un mémorial. Il émet le vœu de voir cette action s’étendre dans d’autres milieux touchées par les tueries massives.
« Aujourd’hui, on peut savoir où on peut aller pleurer nos morts. Que ça ne soit pas seulement, le camp de Kibati, qu’on se rappelle de tous ces disparus de Beni, Kishishe il n’y a pas longtemps, dans tous le Masisi, ailleurs, qu’il y ait de mémorials », a-t-il déclaré.
Notons qu’au total, trente-cinq (35) victimes des bombardements du M23 dans des camps des déplacés aux quartiers Mugunga et Lac vert en date du 3 mai 2024, à l’Ouest de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu ont été mises en terre mercredi 15 mai 2024 à Kibati, dans le territoire de Nyiragongo. C’était sous une grande émotion, de la part des proches.
Sur place, un mémorial y est érigé, sur fonds du gouvernement Congolais.
Parmi les victimes, figuraient vingt (22) enfants, selon le gouvernement, qui rassure que la justice sera faite.
Bien avant l’enterrement, les corps de ces citoyens ont été exposés, devant des milliers de personnes, où ils ont reçu les derniers hommages, suivi du dépôt des gerbes de fleurs.
Jocel Biryeka, depuis Goma