
Les bureaux des coordinations de la nouvelle société civile Congolaise (NSCC) et du conseil territorial de la jeunesse (CTJ) de Fizi au Sud-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), ont adressé une lettre de mise en garde à la société Chinoise « Global mining » pour sa tentative d’exploitation illégale de l’or à Mukera, secteur de Mutambala, territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
Ces structures citoyennes disent avoir été rapportées, via une mission effectuée par leurs structures en date du 12 novembre 2025 à Mukera, que « Global mining », procédé à l’installation de ses équipements des travaux d’exploitation sur ce site de Mukera.
A en croire la NSCC et le CTJ-Fizi, il est formellement établi que cette installation et ou violation de ces travaux se font en violation flagrante des dispositions légales et réglementaires en vigueur en République Démocratique du Congo.
A cet effet, sa mission a constaté :
- L’installation a débuté sans la production et la validation du plan d’ajustement environnemental (PAE) ou de l’Etude d’impact Environnemental et Social (EIES) et ou sans l’obtention du certificat environnemental requis par l’article 415 du code minier ;
- L’installation a débuté sans avoir préalablement élaboré un cahier de charge dans lequel la population locale exprimera leurs besoins prioritaires afin qu’elle puisse jouir de leur sous-sol requis par l’article 285 septies du code minier et l’article 414 Quinquies du Règlement minier.
« Monsieur le responsable, les faits décrits, ci-dessous constituent une violation grave du code minier révise de notre pays et des textes d’application, assimilable à une exploitation illégale sur le périmètre concerné », ont-elles écrit.
En conséquence et conformément aux textes en vigueur dont le code minier révisé en 2018 et son règlement minier, la nouvelle société civile Congolaise (NSCC) et le conseil territorial de la jeunesse (CTJ) Fizi recommandent à la société « Global mining » :
- De cesser immédiatement et sans délai toutes les activités d’installation, de construction et d’exploitation sur ce site ;
- De retirer immédiatement tout équipement lourd ou matériel de forage d’extraction installé sans autorisation ;
- D’approcher les représentants de la population et toutes les parties prenantes pour l’élaboration d’un cahier de charge et son exécution avant toute installation et ou exploitation ;
- De retirer toutes les forces armées dans ce site.
Pour clore, ces structures informent au responsable de « Global mining » que le non-respect de cette correspondance dans un délai ne dépassant pas sept (07) jours à compter dès la réception de la présente entraînera, sans préavis supplémentaires d’entreprendre des actions citoyennes des grandes envergures conformément à la constitution.
Nos efforts n’ont pas abouti pour attendre la société minière « Global mining » pour avoir sa version.
Luc Lukandjila