
Le Cabinet des jeunes integres pour l’organisation des Politiques en RDC (CJIOP-RDC) a adressé le 28 novembre 2025, une lettre auprès de la ministre congolaise des affaires étrangères, Coopération Internationale, Francophonie et Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, pour solliciter une action diligentée face à la situation alarmante que traversent les étudiants congolais résidants au Burundi.
Le CJIOP-RDC rappelle au ministre qu’en date du 12 novembre 2025, les représentants de la communauté estudiantine congolaise au Burundi avaient déjà porté à la connaissance du Ministre de l’intégration Régionale plusieurs griefs graves qui, malheureusement, demeurent sans suite tangible à ce jour. Conformément à leur mission de défense des droits de l’homme et d’accompagnement des politiques publiques, revient auprès de la Ministre des affaires étrangères dans l’espoir d’obtenir des mesures rapides quant à cette situation dont sont victimes les compatriotes congolais étudiants au Burundi.
Les faits ci-dessous résument le profondeur du malaise et l’urgence de l’action Gouvernementale Congolaise, CJIOP- RDC, par le biais de son Directeur Orphée Yamonea Kamengele précise :
- Arrestation arbitraires et récurentes : Nos Compatriotes sont régulières appréhendés durant les opérations de couvre-feu ( Musako), souvent sans motif sans respect des procédures judiciaires et en violation flagrante des principes élémentaires des droits humains du fait qu’aucun étudiant ne peut fréquenter l’université à l’étranger sans être en possession de documents recommandés par le services habilité.
- Extorsion Financières systématiques : il déplore l’exigence de paiement d’un montant colossal de 50.000 FB au minimum pour un étudiant arbitrairement arrêté, comme condition préalable à la libération.
- L’absence d’un ambassadeur congolais et vide institutionnel : Par manque de représentation diplomatique effective créer un vide sécuritaire inquiétant, car certaines autorités locales menacent même d’expulser les étudiants ne disposant pas de certe consulaire, alors que l’ambassade demeure incapable d’en fournir, faute de moyens techniques, notamment pour capture biométrique indispensable à la délivrance des passeports.
- Absence de services migratoires consulaires fonctionnels : Les étudiants Congolais ne d’aucun suivi administratif, et leur statut dans le cadre du CEPGL n’est ni appliqué. Ils se trouvent ainsi privés de leur droit légitime à la mobilité pourtant garantie par les accords communautaires que la RDC avait ratifié.
- Manque de protection institutionnelle malgré leur importance démocratique, académique et économique : Bien que les congolais constituent un groupe universitaire et économique significatif au Burundi (approximativement 15.000 étudiants sur toute l’étendue), aucune mesure de protection, d’accompagnement ou de reconnaissance adéquate ne leur est accordée non seulement par le gouvernement Congolais.
Le CJIOP-RDC prie respectivement à la ministre des affaires étrangères d’activer en urgence les mécanismes diplomatiques appropriés auprès des autorités Burundaises ; Rétablir et renforcer les services consulaires, y compris la présence d’un ambassadeur ou d’un chargé d’affaires ad intérim, garantir la délivrance de documents consulaires (cartes consulaires, captures biométriques, etc…) ; mais aussi engager les structures du CEPGL afin d’assurer le respect effectif des droits à la mobilisation régionale, Mettre fin en place un canal permanent de communication avec les représentants des étudiants congolais au Burundi.
Rédaction