
Le Bureau territorial de la société civile de Fizi, en province du Sud-Kivu, alerte le jeudi 06 novembre 2025, la communauté internationale et nationale, sur la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans les hauts plateaux des territoires de Fizi et Mwenga en Province du Sud-Kivu.
« Cette reprise des combats prouve l’échec du processus de paix de Qatar et des États-Unis d’Amérique, d’une part entre l’Etat Congolais et le mouvement AFC/M23 soutenu par le Rwanda, mais également entre ce dernier et l’État Congolais », note Me Jacques Alimasi, Président de la société civile de Fizi, qui signale que c’est depuis le 04 novembre 2025 que les éléments du M23-RDF/Twirwaneho soutenus par le Rwanda ont attaqué les positions des éléments Wazalendo de FDCC/APC dirigé par Kokobanha dans les villages Nakalambi 1, Ngezi et Bilalo Mbili.
A en croire notre personne ressource, le 05 novembre 2025, les affrontements ont été signalés dans le village de Rusangura, groupement de Basimukinje 1er, secteur d’Itombwe dans le territoire de Mwenga, entre les éléments du M23-AFC/Twirwaneho contre les éléments Wazalendo. Tôt le matin de ce jeudi 06 novembre 2025, les éléments de la coalition Twirwaneho, Red-Tabara, AFC/M23 soutenus par le Rwanda, ont attaqué les positions des groupes armés FABB dirigé par Ngoma Nzito et FDCC et FARDC dans les villages point zéro, Tuwetuwe, Ngezi en territoire de Fizi et Mwenga. L’actuelle position des rebelles ouvre la voie vers le village de Naiele vers Fizi centre.
« Ces affrontements occasionnent le déplacement massif de la population et les déplacés internes de guerre qui étaient dans le site des déplacés de point zéro, ces derniers ont passé la nuit et la journée en brousse, mais aussi la suspension et paralysie brutale des activités scolaires et socioéconomiques.
Le Bureau de Coordination de la société civile territoriale de Fizi rappelle que, c’est depuis le mois de mars 2025, que la population de cette zone traverse une vie de précarité humanitaire et économique est déplore une fois de plus cette situation sécuritaire et humanitaire dans cette Zone. Ainsi, elle alerte les parties prenantes au conflit de privilégier la voie de dialogue, mais aussi de respecter le cessez-le-feu, également le droit de l’homme et le droit international humanitaire.
Luc Lukandjila