
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est revenu sur la controverse suscitée par ses déclarations relatives à l’état de l’armée congolaise au moment de son accession au pouvoir, en particulier l’usage du terme « clochards », largement relayé et sorti de son contexte.
S’exprimant devant les institutions réunies à l’occasion de la première édition de la Conférence annuelle des services publics, le Chef de l’État a tenu à lever toute ambiguïté. Il a précisé que ses propos n’avaient jamais eu pour objectif d’humilier les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), mais visaient plutôt à dénoncer les conditions indignes dans lesquelles celles-ci ont longtemps été contraintes d’opérer.
Le Président Tshisekedi a évoqué, à cet effet, le manque d’équipements adéquats, les rémunérations insuffisantes, les infrastructures délabrées ainsi qu’un soutien logistique limité. Une situation qu’il a jugée incompatible avec la mission régalienne d’une armée appelée à défendre l’intégrité territoriale d’un pays-continent comme la RDC.
Il a, par ailleurs, salué la bravoure et le patriotisme des militaires Congolais, soulignant qu’en dépit de moyens limités et de conditions précaires, ils ont accompli de véritables exploits sur le terrain. Pour le Chef de l’État, cette résilience démontre le potentiel réel de l’armée nationale.
Son message se veut sans équivoque, si les FARDC ont pu tenir dans de telles conditions, elles seront encore plus performantes avec des équipements modernes, une logistique renforcée et des conditions de vie décentes.
Les propos du Président s’inscrivent ainsi dans une vision globale de réforme et de montée en puissance de l’armée congolaise, exclusivement orientée vers la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale.
En assumant ce qu’il qualifie de discours de vérité, Félix Tshisekedi réaffirme sa détermination à hisser les FARDC à un niveau supérieur, non à travers des slogans, mais par des actions concrètes.
Pour le Chef de l’État, une armée forte, digne et moderne demeure un pilier essentiel de la paix durable, de la souveraineté nationale et de la défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Dodo MATHE