
Le chef d’État de la Guinée Bissau, Umaro Siossoco Embaló a annoncé ce mercredi 26 novembre 2025 à Jeune Afrique, d’être victime d’un coup d’État. Après la publication des premiers résultats partiels de la présidentielle, une partie de l’armée s’est rendue au palais pris, où ils ont commencé à crépiter des balles vers midi, alors que le Président sortant se trouvait dans son bureau. Le chef de l’Etat et quelques autres officiers sont le chef d’Etat-Major général des armées, le général Biague Na Ntan, le vice Chef d’Etat-Major, le général Mamadou Touré, et le ministre de l’intérieur, Botché Candé, ont été aussi arrêtés.
Cette annonce intervient quelques jours après l’élection présidentielle de dimanche dernier, où le Président sortant Umaro Siossoco Embaló, revendiquait la victoire avec 66% des suffrages, au même moment son principal opposant et adversaire, Fernando Dias da Costa, s’est autoproclamé aussi vainqueur.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’opposant Fernando Dias da Costa, candidat soutenu par le parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, historique), soutenu aussi par l’opposant Dominique Simões Pereina, il a déclaré avoir « gagné dès le premier tour », celui-ci était entouré par des militants.
La Mission de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait salué le déroulement globalement pacifique du vote du dimanche 23 novembre 2025, en Guinée Bissau, tout en mettant en garde contre la phase poste électorale plus sensible. La CEDEAO exhortée aux différents acteurs à s’abstenir de publier des « résultats non certifiés ».
A noter que, le porte-parole de campagne d’Umaro Sissoco Embaló, Oscar Barbosa, a rassuré à l’AFP qu’il n’y aurait pas de second tour, affirmant une victoire du président sortant.
Rappelons que la Guinée Bissau est marqué par l’instabilité politique répétitive, c’est alors le 5ème Coup d’État depuis 1975, alors que les électeurs attendaient le résultat définitif, de la part de la commission électorale, du coup le pays se plonge en une nouvelle période des tensions.
Luc Lukandjila